jeudi 30 avril 2026

Serres de Laeken 2026

 


En 2003, j'avais déjà visité les serres de Laeken en nocturne mais mes photos en argentique n'étaient pas vraiment qualitatives et, de plus, en 23 ans, elles sont bien abimées et inexploitables. Il était indispensable pour moi de m'y représenter ! Après plusieurs tentatives en vain les années précédentes (les entrées s'écoulent en quelques heures), j'ai opté pour un voyage organisé cette année afin de ne plus les manquer. Je regrette néanmoins de ne pas y être allée en 2025 car, actuellement, la grande serre (le jardin d'hiver) est en cours de rénovation et donc inaccessible pour une durée indéterminée. Il est assez logique qu'un entretien en profondeur soit effectué dès lors que ces serres existent depuis 1873 : c'est l'architecte Alphonse Balat (Maître de Victor Horta) qui les a conçues. En 2026, une partie du Palais Royal est accessible au public pour compenser la "perte" du jardin d'hiver.


En 2003, la visite débutait par l'accès aux écuries où l'on pouvait découvrir les différents attelages et carosses royaux. Cette exposition n'est désormais plus accessible. 


Je me suis donc présentée à l'entrée vers 10h (pour la visite de 10h30) - le fait d'arriver en car est bien pratique car les parkings étaient complets - la police faisait la circulation pour drainer la foule déjà présente. Après avoir fait scanner mon ticket, je me suis dirigée face au Palais Royal (il est interdit de se rapprocher davantage); puis nous avons été dirigé vers la Grande Galerie d'Honneur, accessible pour la première fois.






La sortie donnait directement sur le parc du château où deux itinéraires étaient proposés : la visite longue de 3 km à travers le parc pour obtenir une vue sur l'ensemble des serres, les ruines d'un temple et une arche de roses ;



tandis que la visite courte (2 km) vous dirigeait directement vers les serres. Les deux itinéraires se rejoignent au niveau de l'atelier de la Reine Elisabeth de Belgique (l'intérieur est visible quand on est dans les serres).




Nous continuons ensuite à longer les serres afin d'entrer par la serre "plateau des palmiers" ce qui permet d'admirer les jardins japonais ombrés par la Tour Japonaise (vestige de l'exposition universelle de 1958).



La visite se poursuit ensuite dans la suite de serres avec :
  • Le Plateau des Palmiers avec le Débarcadère, la Serre des Palmiers, la Serre des Azalées, la Galerie des Géraniums, la Serre de Diane et la Serre des Miroir.
  • La Serre Perron ou Embarcadère, autrefois lieu d’accueil des visiteurs.
  • La Serre du Congo, carrée et dédiée aux plantes subtropicales.
  • L'Orangerie dans laquelle sont habituellement entreposés les orangers, les lauriers et les camélias qui sont actuellement exposés sur l’esplanade devant l’Orangerie.



















Il faut reconnaitre que l'ensemble est parfaitement entretenu et que les fleurs fanées sont otées. La visite se termine par l'orangerie où un shop est organisé; il est également possible d'y prendre un café et/ou une collation. Je ne me suis pas enquise des prix et n'y ai fait aucun achat. En fin de matinée, les bancs face au bâtiment étaient bien accueillants et le soleil n'était pas encore trop chaud. Les serres sont assez aérées et je n'ai pas eu l'impression de trop de chaleur ni d'air irrespirable. La visite se fait à votre rythme et j'ai pu constaté que certaines personnes recommençaient le circuit au départ de l'orangerie en franchissant le fil tendu (irrespectueux mais cela permet de prendre les deux itinéraires qui offrent des photos différentes... cela reste néanmoins du resquillage !) L'entrée est fixée à €7 par personne.






Le parc du château est très bien entretenu également et la taille des arbres est impressionnante. Avant l'orangerie, on peut apercevoir les travaux sur la grande serre avec ses palissades et certaines vitres absentes.










mercredi 29 avril 2026

Floralia 2026 - Grand-Bigard


Après une visite en 2019, j'ai voulu voir l'évolution de l'événement afin de me rendre compte si de nouvelles visites seraient intéressantes. C'est cependant en semaine que je m'y suis présentée, bien consciente que les weekends sont bien plus festifs car des activités y sont adjointes (parade vénitienne - 25 &26/04, journée "Maya" les autres weekends d'avril); ces jours-là sont bien trop prisés rendant la prise de photos encore plus difficile. 

Bien que le parc soit accessible de 10h à 18h, je m'y suis retrouvée vers 15h et y suis restée quasi jusqu'à la fermeture. Le prix d'entrée est désormais fixé à €18 (tarif de groupe €16) : la réservation se fait en ligne ou via l'organisme effectuant le voyage (ce fut mon choix cette année).


Après avoir scanné mon ticket à l'entrée, j'ai une nouvelle fois franchi le portail imposant suivant le "pont-levis" désormais fixe et en dur. Toujours éblouïe par la majestée du château, je ne me suis guère attardée sur le marché aux plantes placé à l'entrée. La chapelle n'est désormais plus ni accessible, ni ouverte.

Les jardins attenant étaient assez quelconque sous ses arcades et un couple de personnages en faux gazon vous accueillaient fièrement devant le puits rénové.


Etant plus avancé dans la saison printanière, la floraison était bien différente par rapport à mon souvenir : si certains tulipes et narcisses étaient déjà fanés (mais les jardiniers s'attèlent à couper proprement les têtes - afin d'empêcher le bulbe de s'épuiser à faire des graines et permettre à la plante de se renourir pour l'année prochaine - les feuilles doivent disparaitre d'elles-même !) d'autres fleurs avaient pris leur essor. En effet, azalées, rhododendrons, glycines, anémones, etc embaumaient les lieux.

La tour rénovée également (les échaffaudages de 2019 ont disparu) n'est désormais plus ouverte à la visite (il n'y avait de toute façon pas grand chose à voir : totalement vide et le panorama est affeux). Elle est cependant magnifiquement restaurée et ajoute du charme aux lieux.





Après le passage dans les sous-bois - sans ortie et bien propre ! - je me suis rendue dans la prairie qui accueille toujours plusieurs serres (l'un dédié à l'infirmerie, l'autre à l'intendance et le dernier à une exposition florale). La petite serre n'est plus non plus accessible (l'air y était de toute façon irrespirable et l'endroit pas trop respecté !)







L'exposition était plus petite et davantage figurative : les fleurs supportaient mal la chaleur et l'ensemble ne gardait pas suffisamment longtemps sa fraicheur ! Visiblement, ils ont su apprendre de leurs erreurs et améliorer considérablement les prestations. Boissons et plats maison sont toujours à prix honnête et démocratique pour le Brabant Wallon !

Les parties autour du plan d'eau sont toujours les plus photogéniques et, malgré le soleil au zénith, la visite était très agréable et les zones d'ombre ressourcantes (malgré le petit vent plus froid). C'était aussi les points les plus prisés et il fut difficile d'y faire des photos sans figurants ! Certains animaux en faux gazon ponctuaient les espaces sans surcharge.
















Contrairement à 2019, je me suis également rendue dans la partie "moins intéressante" derrière le château - plus ensoleillé et sans point d'eau - cette partie est désormais aussi aménagée et comprend des spots très naturels et moins sollicités.









Je ne regrette franchement pas le temps que j'ai passé dans ce parc de Grand-Bigard, accessible au public (payant) à certaines occasions seulement. Il est de fait que le propriétaire a bien besoin de ces revenus pour continuer à entretenir et restaurer ce domaine magique. J'avoue également qu'il peut être très surprenant d'effectuer la visite "à l'envers" pour obtenir d'autres perspectives et points de vue artistiques.





Contrairement à la période d'Halloween (décors en ballons) et de Noël (light festival), la sortie s'effectue également par l'entrée et non par la petite sortie après le pont. La visite n'est pas non plus flèchée et la promenade est libre dans l'ensemble du parc : vous pouvez choisir votre itinéraire !