mardi 29 septembre 2026

Bagatelle - Berck-sur-Mer - France

 


Il y a déjà de nombreuses années que je ne me suis plus rendue dans ce parc d'attractions surtout dédié aux jeunes enfants : en effet, les miens ont grandi et ne sont plus du tout intéressés par ce lieu surtout face aux grosses pointures telles Disneyland ou Phantasialand.


Cependant, il est bon de préciser que ce parc est le plus ancien de France encore en activité. Il se situe en Côte d'Opale et propose une trentaine d'attractions ainsi que des jeux payants et des spectacles.
Mes enfants ont, en leur temps, vraiment apprécié ce parc où toutes les attractions sont accessibles "comme les grands" avec sa rivière sauvage et ses petites montagnes russes assez grandes pour donner un peu d'adrénaline aux plus jeunes sans comporter le moindre danger (et les parents pouvaient accompagner leurs petits pour l'aspect rassurant).





Je me souviens de la gentillesse du personnel, prompt à placer un grand t-shirt (prévu pour ça) sur les équipements chauffés par le soleil afin de ne pas brûler les plus petits.
J'ai toujours en tête la chanson entêtante "Jacques a dit, Jacques a dit : tout à Bagatelle ..." que l'on pouvait acheter en CD pour conserver un peu de l'ambiance sur la route du retour. Je me souviens des sourires ravis des enfants s'endormant sur la banquette après leur belle journée.


Il est à noter que, désormais, le parc s'est doté de 9 attractions à sensation forte pour agrandir son public cible et également attirer les ados et jeunes adultes.

Je suis certaine, qu'un jour, mes ados prolongeront la tradition et y retourneront avec leurs propres enfants pour revivre - à travers leurs yeux - le même plaisir que j'ai eu moi-même.
De plus, il est toujours possible de terminer la journée par les belles plages de Berck-sur-Mer ou celles de la Côte d'Opale.






lundi 28 septembre 2026

Amiens et les hortillonnages

 


Si vous choisissez bien votre jour et que vous vous assuriez que la météo est bonne (de préférence en été, avant les canicules), il est tout à fait intéressant de partir dans le Nord de la France (pour une ou même plusieurs journées); en effet, les prix sont tout à fait attrayants et il est possible de passer de très bons moments tant sur la côte qui n'a pas (encore) subi les assauts des promoteurs immobiliers et qui est encore très naturelle que dans les terres où de très belles visites vous attendent (et pas seulement pour le tourisme du débarquement qui ne se concentre pas uniquement en Normandie, comme on pourrait le penser). Attention cependant, ne tardez pas car les touristes tendent de plus en plus à privilégier le Nord pour échapper aux températures trop chaudes du Sud ! 





C'est le cas pour la belle petite ville de Amiens et son centre historique préservé. Très facile d'accès pour tout le monde grâce à son absence de relief (aucune pente), il est agréable de flâner le long de ses canaux, admirer ses vieilles maisons (à pans de bois) de pêcheurs, sa jolie cathédrale et son vieux quartier pittoresque (St Leu). La ville reste à dimension humaine et en fait une destination de choix (également connue car elle offre le plus grand marché de Noël du nord de la France - il n'est pas impossible que j'y fasse un passage cette année). Oui, Amiens a bien des attraits !

Mais l'activité à faire absolument est la visite de ses hortillonnages : jolie balade en bateau pour voir les jardins partagés et les cultures sur des parcelles séparées par les canaux. Même si ceux de St Omer sont également réputés, la visite vaut quant même le détour !


Les bateaux se trouvent à l'extérieur de la ville et on y accède via un pont en arc de cercle. La visite dure 45' et coûte une dizaine d'euros par personne (suivant la société car il existe 3 organismes proposant le voyage). Cette promenade est très agréable et paisible.







Il ne faut cependant pas trop s'attendre à une équivalence avec les Marais Poidevins situés en Vendée avec donc un climat fort différent et l'absence de moustiques grâce aux nombreux tilleuls : la botanique est différente et les parcelles bien plus fleuries (les légumes sont davantage cultivés à St Omer) car les parcelles servent désormais bien davantage de lieux de villégiatures et de jardins pour leurs propriétaires. Les cabanes sont davantage des maisonnettes que des abris de jardin car l'usage s'est modifié au cours du temps : les habitants vont se reposer dans ce lieu paisible pour échapper aux bruits de la ville. Certaines parcelles sont cachées derrière des claustras ou des haies pour apporter de la quiétude et échapper aux touristes... Il est cependant agréable de naviguer et utile de se couvrir d'un chapeau car les canaux sont peu ombragés. Bien que certains sentiers en périphérie permettent l'accès aux hortillonnages, il faut vraiment prendre le bateau pour en découvrir la totalité. Les lieux sont évidemment très propice pour les photos ! La saison commence en avril et se termine fin octobre, il est donc encore possible de profiter de l'arrière saison lorsque la météo est favorable.


Salon du livre de Wallonie (Mon's livres) 2026

 

Après avoir longuement hésité à me rendre une nouvelle fois au salon du livre de Mons, je me suis finalement décidée pour y aller ce dimanche 27 septembre à l'ouverture (en cause l'insistance d'un membre de la famille). Je me suis donc munie de la réservation (l'entrée est gratuite mais il faut un QRcode) pour y accéder. En effet, suite au retour dudit salon dans le "Lotto Mons Expo" en lieu et place du centre des congrès qui accueillait l'organisation depuis plusieurs années, la date habituellement en novembre avait été très malencontreusement avancée à fin septembre !

J'avoue que mes craintes étaient grandes car j'avais eu l'opportunité de voir quelques photos de la journée du samedi et de la longue file qui attendait avant l'ouverture du salon : les organisateurs se réjouissaient de la présence de 15 000 personnes sur place pour ce 1er jour (bonjour l'impression d'étouffement !) Je m'interrogeais aussi sur le parking car celui du complexe commercial était susceptible d'être fermé (nous n'avions aucune information sur l'existence d'un accord pour l'événement  et il existe des barrières fermant l'accès dudit parking les dimanche et jours fériés !)

J'avoue également que la date est extrêmement mal choisie : en fin de mois, juste après les grandes vacances et la rentrée scolaire, beaucoup se retrouve la bourse bien vide (surtout quand il y a un minerval - qui a honteusement augmenté de 25% - à payer pour les écoles supérieures !) Le mois de novembre est donc bien plus intéressant tant pour les auteurs - surtout quand la concurrence est multipliée par 2 - que pour les visiteurs : en effet, Noël est assez proche pour envisager l'achat de cadeau de fin d'année et les finances assez rétablies pour en offrir la possibilité.

C'est donc munie d'un maigre budget et de la crainte d'être difficilement et lointainement garée que j'ai pris la route pour l'ouverture de 10h (fermeture 18h pour les deux jours). Voyant le parking de l'Imagix assez vide, je n'ai pas tenté ma chance et m'y suis directement garée (la salle est relativement proche). Le parking du Grand Pré était accessible mais assez bien rempli tandis que celui de la salle était quasi complet. A ma grande joie, il n'y avait aucune file pour entrer et le scannage du code a été très rapide ! Pas de vigipirate en Belgique et un espace très aréré et respirable (bien mieux que les années précédentes !) : l'organisateur avait augmenté le nombre des auteurs (1 000 ald 400) et quelques artisans en rapport avec la lecture et les livres étaient installés dans la galerie.

Nous avons parcouru l'entiereté du salon de manière logique pour passer devant tous les étals (tout l'espace était occupé avec de larges allées et deux grands bars avec places assises pour prendre un verre et se reposer un instant). Vu l'état de mon budget, je ne me suis guère attardée dans les premières parties : la romance, le polar, les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé. Les infos régionales et touristiques n'ont pas beaucoup d'intérêt après les vacances d'autant que Google cible parfaitement vos désirs aux moments où c'est nécessaire ... C'est donc plus d'une moitié de l'espace dévolu qui a été rondement expédié !

Finalement, seul 15% des étals nous attiraient vraiment et nos auteurs favoris étaient concentrés dans la même zone. Cependant, le nombre d'auteurs auprès desquels nous prenons encore le temps de discuter se réduit en peau de chagrin... Nombre d'entre eux ont cessé leurs activités et de plus en plus de maisons d'édition ont mis la clé sous le paillasson ! Les rescapés se sont souvent tournés vers les projets "Ulule", l'auto-édition ou l'impression via Amazon pour tenter de survivre et limiter les frais. Les auteurs venant de France étaient nettement moins nombreux : le prix du carburant est devenu trop cher, celui des emplacements compte aussi et le milieu du livre est en difficulté : les visiteurs n'ont plus les moyens d'être des acheteurs ! Ce fut également mon cas : je ne cherche plus de nouveaux auteurs et me contente d'acheter aux valeurs sûres (ceux que je connais et dont j'aime le style); j'ai également dû restreindre mes achats et effectuer un choix pour m'en tenir scrupuleusement au budget imparti tant pour limiter la dépense que pour éviter trop de nouveaux livres dans une bibliothèque déjà surbookée.

Il y avait donc nettement moins de monde ce dimanche et, contrairement au passé, aucune rupture de stock au niveau des livres que je désirais acheter : ce qui démontre bien la crise qui touche le monde littéraire, l'an passé encore, j'avais dû renoncer à certains achats car tout était vendu ! Cependant, mes auteurs fétiches m'ont déclaré qu'ils ne s'en sortaient pas trop mal ... personnellement, j'ai drastiquement réduit ma présence sur les salons (par manque de temps, d'argent et d'envie) : j'ai renoncé au salon du livre de Bruxelles, je n'irai jamais à celui de Paris et aux petits salons plus restreints et lointains car le déplacement coûte trop cher pour le temps sur place !

Nous avons cependant passé encore 3h dans l'univers des manuscrits et illustrations : je ne regrette donc pas d'avoir finalement pris la décision de m'y rendre une fois de plus ... Le "Lotto Mons Expo" est nettement plus agréable et mieux conçu pour ce genre d'organisation qui permet des allées et espaces plus rationnels sans rendre le passage trop difficile malgré l'incivisme constant des visiteurs (où je tombe, je reste pour discuter égoïstement et tourner le dos aux étals sans s'occuper du reste du monde !) J'ai cependant été enchantée que la foule ait décidé de faire le déplacement le samedi ! Mes auteurs m'ont aussi assuré que, cette année, le lecteur savait exactement où se rendre et quoi acheter sans perdre de temps, ni flâner... Il n'y avait pas non plus grand monde parmi les chasseurs d'autographes (mais l'espace est bien délimité et cela n'aurait pas été vraiment gênant). C'est sans doute l'idéal : plus d'acheteurs que de curieux (un peu comme au début de la pandémie).

vendredi 25 septembre 2026

Kasteeltuinen - Arcen - Pays-Bas

 


Amoureuse des beaux jardins depuis de nombreuses années, j'ai arpenté les chemins de ces lieux bien souvent (malgré l'éloignement relatif de mon domicile ... finalement en Europe, rien n'est véritablement inaccessible !) J'ai d'ailleurs eu l'occasion de déjà en parler dans le cadre de l'un de ses événements (Elfia)  mais je ne m'étais jamais attelée à décrire le domaine proprement dit.


Depuis 1986, le château et ses 32 ha de terrain ont été confié à la gestion à la "Société Kasteeltuinen Arcen B.V." qui a entreprit de créer l'ensemble des jardins exceptionnels avant de finalement en céder la gestion en 2012 à une fondation. Depuis ces lieux font l'émerveillement de milliers de visiteurs, de fin mars à début novembre (de 10h à 18h), pour une entrée de €21.50/adulte et €10.75/enfant avec la possibilité d'acheter un abonnement annuel. Le parking est payant et les chiens sont autorisés (tenus en laisse courte et pour €4). l'unique boutique (plantes, semences et déco ext/int) se trouve à l'entrée.




Dès l'entrée, vous pouvez voir et visiter le château qui est meublé à l'ancienne et où a également lieu certaines expositions (étage) tandis que les sous-sols sont réservés à la location pour banquets et séminaires. Dès le portique d'entrée et la cour extérieure, des ensembles floraux saisonniers sont disséminés ça et là... Les douves du château sont habitées de koï et autres poissons rouges de gros calibres.











Les jardins se visitent au gré de votre envie : de jardin à la française en roseraie; de jardins anglais aux jardins japonais et indonésien; de jardin de montagne (où se trouve le mini-golf) en jardins d'eaux; de plaine de jeux en serres tropicales; toutes les ambiances se cotoient et vous pouvez allègrement passer une très agréable journée. Quelques points alimentaires existent mais il vaut mieux prévoir un en-cas - le pique-nique est autorisé hors lieux de restauration et terrasses adjacentes - (la part belle est réservée à l'ensemble des jardins et il y a peu de toilettes/cafétaria sur place).















Etant donné les 32ha de jardins, une foule importante peut être absorbée sans que vous ayez une impression d'étouffement. Hormis sur les lieux de restauration (entrée, serre et plaine de jeux) qui attirent son lot de ventres affamés, vous pouvez aisément prendre autant de photos que vous voulez sans avoir trop de figurants et les jardins sont parfaitement propices à contenter tout photographe (pro ou amateur) car l'architecte a conçu ceux-ci de sorte que ce soit beau et photogénique d'où qu'on se trouve : j'ai entrepris mes visites dans tous les sens possibles (il n'y a pas chemins flèchés) et ai toujours trouvé plaisir à mitrailler les lieux ! Toutes les saisons apportent leur floraison et il est donc agréable de s'y rendre en fonction des fleurs que vous désirez voir (surtout vivaces mais les bulbes sont bien présents aussi) Les zones plus forestières accueillent également nombre de fleurs sauvages : la nature n'est pas totalement domptée même si les lieux sont très bien entretenus (ce n'est pas l'anarchie mais la nature y conserve ses droits).