samedi 18 avril 2026

Musée des Beaux Arts - Charleroi

 


Après des années de travaux sur le site de l'ancienne caserne Defeld (qui a été en grande partie abattue pour faire place à la nouvelle tour de police et son esplanade), au sein même des anciennes écuries, le nouveau musée des Beaux Arts a ouvert ses portes le 17 décembre 2022. 

A l'origine, les oeuvres appartenant à la ville de Charleroi et initiées par Jules Destrée avait pris place au second étage de l'hôtel de ville. L'espace étant cependant trop réduit, il était impossible de présenter l'ensemble de cette riche collection. C'est encore actuellement le cas, dès lors, une tournante de présentation est effectuée. C'est la raison pour laquelle, après avoir visité la collection permanente en 2024, à l'occasion de l'exposition "Val Saint Lambert" (article précédent), j'ai à nouveau accédé au 1er étage pour la revisiter ce 18 avril 2026.

Bien que les écuries datent de 1887, le cadre totalement repensé et réaménagé est devenu un lieu intemporel et classique. Hormis les colonnes de soutainement de l'étage et les mangeoires conservées en l'état (pierre bleue), rien ne subsiste - en intérieur - du bâtiment original qui était, il est vrai, en bien piteux état avant sa rénovation.

Chaleroi, forte de son passé industriel, peut s'enorgueiller de la richesse de sa collection d'oeuvres d'art : 

"On y retrouve des grands noms d’artistes majeurs classiques et contemporains tels que François-Joseph Navez, Jean-François Portaels, Constantin Meunier, Pierre Paulus, Anto Carte, Anna Boch, Maximilien Luce, Hippolyte Boulenger, Jef Lambeaux, James Ensor, Félicien Rops, Gustave Courbet, Paul Delvaux, René Magritte, Jean Ransy, Gustave Camus, Alphonse Darville, Mig Quinet, Berthe Dubail, Gilberte Dumont, Jo Delahaut, Daniel Fauville, Thierry Tillier, Johan Muyle, Michael Matthys, Charley Case,…"















Aussi étonnant que celui puisse être, ce musée vaut vraiment la peine d'être visité et je ne regrette ni ma première, ni ma seconde visite : j'y ai été très agréablement surprise !

Expo "Art déco et modernisme" - Musée des Beaux Arts - Charleroi

 


A l'occasion du bicentenaire de la Cristallerie du Val Saint Lambert (Seraing), le musée des Beaux-arts s'est enorgueilli de présenter une exposition sur la période de 1925 à 1939 représentant le passage du courant Art-déco vers le modernisme.


Le vernissage avait lieu le vendredi 17/04 en soirée mais je m'y suis rendue ce 18/04 vers 10h (peu après l'ouverture du site). 









Il n'y avait pas encore énormément de monde et j'ai donc pu déambuler à mon aise dans le rez-de-chaussée du musée généralement dévolu aux expositions temporaires.

Contrairement à la collection permanente qui est accessible gratuitement, il était nécessaire de s'acquitter du prix d'entrée de €7,50. Bien que petite, l'exposition en valait la peine : en effet, un beau choix de vases et éléments décoratifs issus de collections privées (par exemple, un superbe paravent en bois de cerisier et dalles de semi cristal décorées de divers motifs).

L'essentiel des produits présentés est, cependant, principalement issus du Musée du verre de Charleroi (que je n'ai pas encore pris la peine de visiter - je prévois par contre de me rendre au Musée Curtius de Liège qui fait la part belle à la production sérésienne, d'autant que la fin du chantier du tram permet enfin de la présenter au complet !)

Bien que la période entre les deux guerres était courte, la production et l'imagination pour la création étaient très prolifiques et diversifiées. La cristallerie a effectivement connu un essor et une réputation internationale. Bien des antiquaires et autres brocanteurs connaissent encore de belles rentrées financières tant certains articles sont encore fort prisés par le grand public.







La fin de l'exposition reprenait des éléments plus luxueux de la collection après des pièces plus usuelles que pouvaient se permettre les populations plus pauvres (tels des bocaux à stériliser ou des verres sans fioritures).



Je ne regrette absolument pas ma visite matinale d'une exposition qui sera accessible jusqu'au 27 septembre (c'est bien la première fois que je me présente si tôt à une nouvelle exposition, craignant bien souvent d'être gênée par trop de curieux; ce ne fut pas le cas aujourd'hui).


samedi 11 avril 2026

Tournai les Bulles 2026

 


Ce weekend des 11 et 12 avril, le salon "to-be" se trouve à Tournai dans la Halles aux Draps. c'est THE festival BD qui accueille pas moins de 60 auteurs en dédicace. L'accès est gratuit - de 10h à 18h - même si on vous remettra un bracelet en papier à l'entrée (celui-ci est destiné à compter le nombre de visiteurs).

Nous nous y sommes rendus ce samedi avec enthousiasme et nous ne regrettons rien !

Au programme, un rez-de-chaussée où de nombreux bouquinistes spécialisés dans la bande dessinées sont près à vous vendre la pièce manquante de votre collection (voir la collection entière : certains ont constitué des lots de collection complets qu'ils refusent de vendre à la pièce... trop difficile à réassortir ensuite)... et la foule était bien présente dès l'ouverture, prête à faire de bonnes affaires. C'est vraiment le paradis du collectionneur où vous pouvez même trouver quelques pièces rares et d'anciennes séries qui ne sont actuellement plus éditées. Cette année, c'est l'auteur de la vieille série "Petzy" qui a dessiné l'affiche et est présent tous le weekend.

Au 1er étage, accessible par le grand escalier, se trouvent tous les auteurs en dédicace mais, contrairement à l'année passée, le public ne peut plus s'y rendre en curieux. En effet, l'an passé, les files des acheteurs en attente de dédicace obstruaient le passage et l'accès y était rendu très difficile avec une longue file dangereuse déjà dans les escaliers. Dès lors, l'organisateur a décidé de réserver l'étage aux seuls acheteurs (ou ceux venant avec leur propre album pour une dédicace - qui doivent faire apposer une étiquette pour les différencier des achats -... il n'est évidemment pas permis de demander de multiples dédicaces : de fait, le dessinateur créé un petit dessin sur chaque album et cela prend du temps... ils désirent faire plaisir à tout le monde et réduire un peu l'attente !)

Honnêtement, nous sommes tenté d'y retourner encore ce dimanche car il était quasi impossible d'effectuer des recherches dans tous les bacs à BD de tous les exposants... par manque de temps ! Vu le nombre de personnes présentes, il fallait aussi parfois attendre son tour pour avoir accès aux présentoirs et avoir le temps de regarder BD par BD ! 

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas !

mercredi 8 avril 2026

Mons Memorial Museum

 


Ce mardi 7 avril, mes pas m'ont porté Boulevard Dolez à Mons pour découvrir le mémorial des guerres dans la ville de Mons (et faubourgs). J'avoue qu'après avoir visité le Musée de l'Armée au Cinquantenaire à Bruxelles, cette visite ne m'aurait pas semblé nécessaire si elle ne faisait pas partie de l'offre montoise du Pass Museum (qui me donne - gratuitement - accès tant à la collection permanente qu'à l'exposition provisoire actuelle du 12/07/25 au 10/05/26).
Honnêtement, cela aurait été dommage de ne pas s'y rendre étant donné que la collection est ciblée sur la région montoise et présente donc des documents inédits. Ce n'est pas vraiment grand mais on peut y passer au moins 2h si on prend la peine de lire les tableaux (avec nombreux témoignages des rescapés) et qu'on visionne quelques films sur place.

J'ai donc débuté par l'exposition temporaire portant sur "L'esprit carcéral et la prison de Mons" qui est très sombre, assez vide : c'est très symbolique et particulièrement dénudé ! Le long couloir donne l'impression d'être dans les tranchées (il y fait frais car c'est climatisé) et débouche dans une grande salle tout aussi sombre avec 4 grandes vitrines (seul éclairage de la salle) présentant des documents sur les célébrités enfermées - à tort - dans la prison montoise par les allemands. Il s'agit de Paul Verlaine et Cécile Detournay qui y ont survécu; et de Marguerite Bervoets et Fernand Dumont qui y sont décédés.
La seconde salle est uniquement occupée par un tabouret et le tracé de la cellule des prisonniers : minuscule (2m/3m) ! Céla démontre totalement l'oppression que devaient ressentir les détenus (rien à voir avec les conditions carcérales actuelles). Cette exposition ne se prête à aucune photo.








J'ai ensuite poursuivi ma visite par l'exposition permanente qui débute, comme il se doit, par la guerre 14-18 : très documentée et bien présentée. L'exposition aborde tant la condition des soldats que l'existence des civils avec sa cohorte de résistants et de collaborateurs.



Un chapitre très documenté porte sur "les anges de Mons" - petite histoire qui m'était totalement inconnue - qui évoque la légende d'aide spirituelle sur les champs de bataille régionaux.






On entre ensuite dans une section plus petite évoquant la guerre 40-45 (qui fût effectivement plus courte puisque la Belgique, qui se voulait neutre, a capitulé au bout de 4 jours. 


En fin de circuit, on parcourt une passerelle surplombant l'entrée du musée pour effectuer une toute petite "escale" au sujet de la guerre "Ukraine/Russie" avec différents témoignage d'ukrainois. Il est intéressant de comprendre leur ressenti sur ce qui est finalement "une drôle de guerre" sans doute moins meutrière que ce qu'on veut bien en dire !?
J'ai effectué un cours passage vers le shop offrant divers livres, pins, badges sur ces tristes périodes : petit mais très belle offre ! (visible à droite sur la photo ci-dessus)

A vrai dire, je ne regrette pas de m'être rendue sur place : c'est à 10-15 min de la Grand Place (ça descend) et il est possible de prendre le "City R" pour remonter vers le point de départ (5 min en bus). L'arrêt se trouve juste devant le musée (arrêt "Machine à eau") ou prendre le "City O" retournant vers la gare (l'un fait le tour de Mons tandis que l'autre passe "intra-muros" - les remparts ont été remplacés par les boulevards - avec une fréquence de +/- 15 minutes).
Comme il faisait très bon, je suis remontée à mon aise via la place du "Marché à Herbes" et sa rue commerçante retournant vers la Grand Place.


Personnellement, pour descendre, j'avais longé l'Eglise Ste Elisabeth où la floraison embaumait la statue de Léopold II. J'ai déjà publié un article sur cette magnifique église que j'ai déjà visité et qui expose la Châsse et les lances de Saint Georges ressortis chaque année lors du "Doudou".
Sortie finalement très agréable...