jeudi 18 juin 2026

Expo "Cléopâtre - Superstar" Liège Guillemins

 


Depuis le 20/12/2025, cette exposition a pris ses quartiers dans l'espace événement de la Gare des Guillemins de Liège (sous le parking à étage derrière la gare). 

Deux options se présentent à vous :

Réserver votre ticket d'entrée via l'application mise en place par l'organisme "Europexpo" afin de vous ménager un horaire V.I.P. et passer en priorité (le créneau est de 1/2h pour entrer directement).

vous présentez à la caisse à l'entrée de l'exposition sans avoir la certitude d'entrer immédiatement. Le prix d'entrée est le même, quel que soit votre choix : €18/adulte, €16/+65 ans, €11/étudiant et gratuit sous 6 ans.

Ce mercredi 17 juin, hors période de congés scolaires et pendant midi, il n'y avait pas foule pour l'accès, j'ai donc choisi l'option de m'y présenter et suis immédiatement entrée. Je n'ai pas téléchargé l'application qui permettait d'obtenir des informations dans la mesure où il était tout à fait possible de lire les informations principales et ce n'est pas non plus comme si j'ignorais tout de la dernière reine égyptienne !

L'exposition - créée en collaboration par Europa Expo et le Musée Royal de Mariemont - prévoyait de nous faire voyager du monde pharaonique à Rome jusqu'à l'image contemporaine de Cléopâtre : une immersion totale entre histoire, imagination et pop culture.






La première salle présentait donc un ensemble de tableaux représentant la mort de Cléopâtre qui, selon la légende, est morte suite à la morsure d'un serpent (personne n'ayant assisté à son décès pour la relater, toutes les suppositions sont donc permises et entretiennent le mystère). Une magnifique statue éclairée de mauve (couleur funéraire) présidait au centre de la salle, parmi pas moins d'une cinquantaire de représentation par divers artistes anciens.

L'espace suivant était assez décevant et constitué de tableaux mouvants de silhouettes sensées représentée la grande reine lors de sa splendeur. Cet espace assez grand ne comportait aucun objet et semblait bien vide entre les toiles blanches avec projection noire et mauve. Quelques effets sonores ponctuaient les images.






La partie suivante faisait la part belle à la statuaire et des panneaux/murs peints, des silhouettes 2D et beaucoup de panneaux explicatifs.




Avant de déboucher sur un mur graphique menant à la salle suivante (l'espace est grand sous ce parking et difficile à remplir... l'organisateur a donc défini énormément d'espaces vides !)


Nous avons débouché ensuite sur l'espace qui m'a le plus surprise : à mon sens, les piéces majeures et précieuses de l'exposition ! Malheureusement, l'éclairage mal orienté nuisait fortement à la prise de photos.







Cela terminait l'introduction ancienne et historique de la vie de Cléopâtre pour entrer dans l'espace contemporain et figurative, avec les dérives cinématographique et exploitables de la reine... réduite à une utilisation financière ! (film, dessins animés, figurines, BD, jeux vidéos, jouets, déguisements, puzzles etc) et espaces prévus pour des ateliers scolaires.












La dernière partie était plus graphique et un dernier décor - propice au selfie - permettait une photo d'ambiance dans un salon décadent.





Dire que j'ai été déçue est un euphémisme ! Quelques belles pièces, certes mais visiblement aucun prêt émanant de musées étrangers et/ou de collections privées, beaucoup de représentations photographiques ou facsimilés, quelques projections directement sur un support noir ou blanc. Imaginatif ? peut-être... graphique ? certainement ... mais sans gros budget et cela m'a semblé bien triste. Aucun effet "Waouh", aucune envie d'y retourner et c'est cher payé par rapport à l'offre du pass museum qui donne accès gratuitement à tant de musées belges !... J'ai connu bien plus belles expositions accessibles via ce même pass ...







Bois-du-Luc, La Louvière

 


Contrairement au Bois du Cazier (Marcinelle), le Bois-du-Luc n'est pas seulement un ancien charbonnage mais bien un domaine minier comprenant en plus du musée (le charbonnage proprement dit et la fosse) des zones privées telles le village minier et la maison du directeur de la mine. C'est le plus ancien charbonnage de Belgique qui a clôturé sa liquidation seulement en 2025 (bien qu'il soit à l'arrêt depuis 1973 et mis en liquidation en 1975).

La visite commence donc en dehors du site pour parcourir la "cité ouvrière" (création de 1838 à 1853) soit un ensemble de maisons ouvrières (anciennement propriétées de la mine et louées aux mineurs) désormais occupées par des habitants ayant racheté le bien. Une seule maison est restée propriété du musée et peut être visitée lors d'une visite guidée. Je me suis présentée comme visiteur libre et ais effectué la visite avec un audioguide (gratuit avec la présentation du pass museum). Le "village" est assez grand et forme quatre parallélépipèdes à la croisée de quatre rues portant le nom des points cardinaux. A l'origine, les maisons étaient de plein pied puis un étage y fut ajouté pour inciter les mineurs à y rester. N'oublions pas que les patrons étaient assez paternalistes et voulaient garder leurs ouvriers (en leur offrant maison, magasin en plus du travail) : le but était que les ouvriers travaillent, dépensent et vivent sur le domaine. A cet effet, les lieux devaient être agréables et fournir tout ce dont les travailleurs avaient besoin : des écoles unisexes, des centres de santé ainsi qu'un point vert.


La maison du directeur se trouvait juxtant le charbonnage et les ateliers afin que le directeur puisse être proche de son investissement (ai-je dit surveillance ?) L'Entreprise occupait tant les hommes, les femmes que les enfants !


La visite se poursuivait dans l'espace minier avec bureaux et ateliers pour la partie administrative dans un bâtiment art-déco et un grand entrepôt pour la partie technique. L'important étant la rentabilité, il était essentiel que les frais soient minimum en traitant le maximum sur place, sans devoir acheter de matériel ailleurs.








Il fallait ensuite sortir de l'espace du musée pour rejoindre l'ancienne "Fosse Saint Emmanuel"



L'entrée se fait par une petite potèle avec digicode (fourni avec le plan du site) et donnant l'accès exclusif au dernier bâtiment minier existant.


Un circuit permet de reconstituer l'existence des mineurs et informe des conditions de travail avec ses désagréments et son évolution à travers  les générations. Le message veut exprimer que les conditions de vie étaient meilleures qu'ailleurs et que les travailleurs étaient heureux malgré le danger. A mon sens, cela restait de l'esclavage (tarifié) avec son lot de maladies professionnelles et d'accidents (même s'il n'y a pas eu de catastrophes - coup de grisou - comme à Marcinelle).












Mon ressenti ? Ce vestige du passé est un lieu à visiter pour la mémoire et se rendre compte que les conditions de travail se sont améliorées : aujourd'hui, le travailleur ne court plus un danger mortel mais le stress a seulement changé d'aspect.

A noter qu'il y a un passage difficile pour les personnes sujettes au vertige : ce passage est fait de verre afin de permettre de voir la profondeur de l'espace sous le bâtiment (je n'en sais pas plus car j'ai renoncé à regarder... et y suis passé yeux fermés après 10 minutes de négociations avec moi-même !) Je ne regrette pas d'avoir affronté mes limites car le passage est en début de visite de la fosse et j'aurais tout rater !