mercredi 8 avril 2026

Mons Memorial Museum

 


Ce mardi 7 avril, mes pas m'ont porté Boulevard Dolez à Mons pour découvrir le mémorial des guerres dans la ville de Mons (et faubourgs). J'avoue qu'après avoir visité le Musée de l'Armée au Cinquantenaire à Bruxelles, cette visite ne m'aurait pas semblé nécessaire si elle ne faisait pas partie de l'offre montoise du Pass Museum (qui me donne - gratuitement - accès tant à la collection permanente qu'à l'exposition provisoire actuelle du 12/07/25 au 10/05/26).
Honnêtement, cela aurait été dommage de ne pas s'y rendre étant donné que la collection est ciblée sur la région montoise et présente donc des documents inédits. Ce n'est pas vraiment grand mais on peut y passer au moins 2h si on prend la peine de lire les tableaux (avec nombreux témoignages des rescapés) et qu'on visionne quelques films sur place.

J'ai donc débuté par l'exposition temporaire portant sur "L'esprit carcéral et la prison de Mons" qui est très sombre, assez vide : c'est très symbolique et particulièrement dénudé ! Le long couloir donne l'impression d'être dans les tranchées (il y fait frais car c'est climatisé) et débouche dans une grande salle tout aussi sombre avec 4 grandes vitrines (seul éclairage de la salle) présentant des documents sur les célébrités enfermées - à tort - dans la prison montoise par les allemands. Il s'agit de Paul Verlaine et Cécile Detournay qui y ont survécu; et de Marguerite Bervoets et Fernand Dumont qui y sont décédés.
La seconde salle est uniquement occupée par un tabouret et le tracé de la cellule des prisonniers : minuscule (2m/3m) ! Céla démontre totalement l'oppression que devaient ressentir les détenus (rien à voir avec les conditions carcérales actuelles). Cette exposition ne se prête à aucune photo.








J'ai ensuite poursuivi ma visite par l'exposition permanente qui débute, comme il se doit, par la guerre 14-18 : très documentée et bien présentée. L'exposition aborde tant la condition des soldats que l'existence des civils avec sa cohorte de résistants et de collaborateurs.



Un chapitre très documenté porte sur "les anges de Mons" - petite histoire qui m'était totalement inconnue - qui évoque la légende d'aide spirituelle sur les champs de bataille régionaux.






On entre ensuite dans une section plus petite évoquant la guerre 40-45 (qui fût effectivement plus courte puisque la Belgique, qui se voulait neutre, a capitulé au bout de 4 jours. 


En fin de circuit, on parcourt une passerelle surplombant l'entrée du musée pour effectuer une toute petite "escale" au sujet de la guerre "Ukraine/Russie" avec différents témoignage d'ukrainois. Il est intéressant de comprendre leur ressenti sur ce qui est finalement "une drôle de guerre" sans doute moins meutrière que ce qu'on veut bien en dire !?
J'ai effectué un cours passage vers le shop offrant divers livres, pins, badges sur ces tristes périodes : petit mais très belle offre ! (visible à droite sur la photo ci-dessus)

A vrai dire, je ne regrette pas de m'être rendue sur place : c'est à 10-15 min de la Grand Place (ça descend) et il est possible de prendre le "City R" pour remonter vers le point de départ (5 min en bus). L'arrêt se trouve juste devant le musée (arrêt "Machine à eau") ou prendre le "City O" retournant vers la gare (l'un fait le tour de Mons tandis que l'autre passe "intra-muros" - les remparts ont été remplacés par les boulevards - avec une fréquence de +/- 15 minutes).
Comme il faisait très bon, je suis remontée à mon aise via la place du "Marché à Herbes" et sa rue commerçante retournant vers la Grand Place.


Personnellement, pour descendre, j'avais longé l'Eglise Ste Elisabeth où la floraison embaumait la statue de Léopold II. J'ai déjà publié un article sur cette magnifique église que j'ai déjà visité et qui expose la Châsse et les lances de Saint Georges ressortis chaque année lors du "Doudou".
Sortie finalement très agréable...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire