lundi 28 septembre 2026

Salon du livre de Wallonie (Mon's livres) 2026

 

Après avoir longuement hésité à me rendre une nouvelle fois au salon du livre de Mons, je me suis finalement décidée pour y aller ce dimanche 27 septembre à l'ouverture (en cause l'insistance d'un membre de la famille). Je me suis donc munie de la réservation (l'entrée est gratuite mais il faut un QRcode) pour y accéder. En effet, suite au retour dudit salon dans le "Lotto Mons Expo" en lieu et place du centre des congrès qui accueillait l'organisation depuis plusieurs années, la date habituellement en novembre avait été très malencontreusement avancée à fin septembre !

J'avoue que mes craintes étaient grandes car j'avais eu l'opportunité de voir quelques photos de la journée du samedi et de la longue file qui attendait avant l'ouverture du salon : les organisateurs se réjouissaient de la présence de 15 000 personnes sur place pour ce 1er jour (bonjour l'impression d'étouffement !) Je m'interrogeais aussi sur le parking car celui du complexe commercial était susceptible d'être fermé (nous n'avions aucune information sur l'existence d'un accord pour l'événement  et il existe des barrières fermant l'accès dudit parking les dimanche et jours fériés !)

J'avoue également que la date est extrêmement mal choisie : en fin de mois, juste après les grandes vacances et la rentrée scolaire, beaucoup se retrouve la bourse bien vide (surtout quand il y a un minerval - qui a honteusement augmenté de 25% - à payer pour les écoles supérieures !) Le mois de novembre est donc bien plus intéressant tant pour les auteurs - surtout quand la concurrence est multipliée par 2 - que pour les visiteurs : en effet, Noël est assez proche pour envisager l'achat de cadeau de fin d'année et les finances assez rétablies pour en offrir la possibilité.

C'est donc munie d'un maigre budget et de la crainte d'être difficilement et lointainement garée que j'ai pris la route pour l'ouverture de 10h (fermeture 18h pour les deux jours). Voyant le parking de l'Imagix assez vide, je n'ai pas tenté ma chance et m'y suis directement garée (la salle est relativement proche). Le parking du Grand Pré était accessible mais assez bien rempli tandis que celui de la salle était quasi complet. A ma grande joie, il n'y avait aucune file pour entrer et le scannage du code a été très rapide ! Pas de vigipirate en Belgique et un espace très aréré et respirable (bien mieux que les années précédentes !) : l'organisateur avait augmenté le nombre des auteurs (1 000 ald 400) et quelques artisans en rapport avec la lecture et les livres étaient installés dans la galerie.

Nous avons parcouru l'entiereté du salon de manière logique pour passer devant tous les étals (tout l'espace était occupé avec de larges allées et deux grands bars avec places assises pour prendre un verre et se reposer un instant). Vu l'état de mon budget, je ne me suis guère attardée dans les premières parties : la romance, le polar, les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé. Les infos régionales et touristiques n'ont pas beaucoup d'intérêt après les vacances d'autant que Google cible parfaitement vos désirs aux moments où c'est nécessaire ... C'est donc plus d'une moitié de l'espace dévolu qui a été rondement expédié !

Finalement, seul 15% des étals nous attiraient vraiment et nos auteurs favoris étaient concentrés dans la même zone. Cependant, le nombre d'auteurs auprès desquels nous prenons encore le temps de discuter se réduit en peau de chagrin... Nombre d'entre eux ont cessé leurs activités et de plus en plus de maisons d'édition ont mis la clé sous le paillasson ! Les rescapés se sont souvent tournés vers les projets "Ulule", l'auto-édition ou l'impression via Amazon pour tenter de survivre et limiter les frais. Les auteurs venant de France étaient nettement moins nombreux : le prix du carburant est devenu trop cher, celui des emplacements compte aussi et le milieu du livre est en difficulté : les visiteurs n'ont plus les moyens d'être des acheteurs ! Ce fut également mon cas : je ne cherche plus de nouveaux auteurs et me contente d'acheter aux valeurs sûres (ceux que je connais et dont j'aime le style); j'ai également dû restreindre mes achats et effectuer un choix pour m'en tenir scrupuleusement au budget imparti tant pour limiter la dépense que pour éviter trop de nouveaux livres dans une bibliothèque déjà surbookée.

Il y avait donc nettement moins de monde ce dimanche et, contrairement au passé, aucune rupture de stock au niveau des livres que je désirais acheter : ce qui démontre bien la crise qui touche le monde littéraire, l'an passé encore, j'avais dû renoncer à certains achats car tout était vendu ! Cependant, mes auteurs fétiches m'ont déclaré qu'ils ne s'en sortaient pas trop mal ... personnellement, j'ai drastiquement réduit ma présence sur les salons (par manque de temps, d'argent et d'envie) : j'ai renoncé au salon du livre de Bruxelles, je n'irai jamais à celui de Paris et aux petits salons plus restreints et lointains car le déplacement coûte trop cher pour le temps sur place !

Nous avons cependant passé encore 3h dans l'univers des manuscrits et illustrations : je ne regrette donc pas d'avoir finalement pris la décision de m'y rendre une fois de plus ... Le "Lotto Mons Expo" est nettement plus agréable et mieux conçu pour ce genre d'organisation qui permet des allées et espaces plus rationnels sans rendre le passage trop difficile malgré l'incivisme constant des visiteurs (où je tombe, je reste pour discuter égoïstement et tourner le dos aux étals sans s'occuper du reste du monde !) J'ai cependant été enchantée que la foule ait décidé de faire le déplacement le samedi ! Mes auteurs m'ont aussi assuré que, cette année, le lecteur savait exactement où se rendre et quoi acheter sans perdre de temps, ni flâner... Il n'y avait pas non plus grand monde parmi les chasseurs d'autographes (mais l'espace est bien délimité et cela n'aurait pas été vraiment gênant). C'est sans doute l'idéal : plus d'acheteurs que de curieux (un peu comme au début de la pandémie).

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