mercredi 8 septembre 2021

Het Zwijn

 


Ce weekend de septembre affichait enfin soleil et température douce après ce long été sans canicule, ni vrai beau temps ! C'était donc le moment idéal pour se rendre à la Côte belge et surtout pour corriger une lacune : je n'avais jamais visité le Zwin !

Le Zwin/het Zwijn se trouve à la frontière entre Pays-Bas et Belgique, c'est une réserve naturelle de plusieurs hectares que se partage les deux pays. Pour la Belgique, celle-ci se trouve sur le territoire de Knokke. Paradis des ornithologues, c'est aussi un lieu de baguage et d'observation. Malheureusement, l'été trop froid et pluvieux avait déjà chassé les cigognes qui nichent habituellement sur les lieux et ne migrent normalement pas avant le 15 septembre.

Conformément à l'époque "covidienne", il était conseillé d'acheter ses entrées en ligne et de réserver son créneau horaire avant de s'y présenter. Le ticket adulte est de €10 on line (€12 sur place). Par contre, le ticket parking (€5) ne pouvait qu'être acheté sur place et payable avant la visite (il y a un guichet automatique pour ça) : l'argent perçu est dédié à la préservation des lieux.



Un circuit comportant diverses cabanes d'observation a été conçu et l'aspect pédagogique y est très développé : c'est le lieu privilégié des excursions scolaires et un guide nature peut accompagner les groupes (sur réservation). Il est également possible de réserver un guide à titre individuel (ou restreint) ce qui permet d'accéder à une partie du parc fermée au grand public. D'après mon accompagnateur privilégié qui s'y était rendu lors d'un voyage scolaire : le site n'a pas énormément changé hormis le fait qu'un grande partie de celui-ci s'est asséchée (il s'agit d'un bras de mer asséché : l'eau de mer ne s'y introduit plus que lors des tempêtes et des grandes marées !) On déplore dès lors la disparition d'une partie de la flore habituellement et uniquement présente dans cet environnement précis.

Une promenade "pieds nus" a été spécialement créée pour la découverte sensorielle des plus petits.

Il nous a fallu à peine 2h pour parcourir le circuit à notre aise et nous n'avons pas eu à utiliser les bottes en caoutchouc conseillées sur Internet. Certes, être accompagné par son propre guide nature est un plus mais la visite guidée n'excède pas non plus cette durée. Le paiement du droit d'entrée permet cependant l'accès toute la journée (de 10h à 18h) par contre, il est interdit de pique-niquer sur le site et l'accès est interdit aux chiens (assez compréhensible pour ne faire peur aux oiseaux et maintenir la propreté des lieux.)



Nous avons profité de notre passage pour nous rendre également sur le littoral et découvrir des zones encore protégées (pas trop envahies par les touristes car trop loin - c'est relatif - des stations balnéaires). Il faut s'y rendre en voiture, trouver une place pour se garer et un passage autorisé pour escalader la dune et s'approcher de la mer.

Je dois reconnaitre que, loin des villes côtières et sous ce magnifique soleil, la Côte belge est vraiment très jolie. Le sable et les dunes se prêtaient merveilleusement bien à la photographie ! ... Il était même possible, en choisissant bien son angle, de n'avoir aucun figurant sur ses photos mais, ne vous y fiez pas, derrière - et entre les dunes - et sur la plage, il y avait du monde (pas une foule) dans cette zone où la baignade est interdite (car non surveillée) ... ce qui ne gênait pas les baigneurs ! 

vendredi 20 août 2021

Le Pays Basque ... français

 

Ce que j'ai pu rêver de visiter le Pays Basque ! Malheureusement, celui-ci est à cheval sur la France et l'Espagne ... Cet été, la région espagnole était déjà très en rouge et les mesures liberticides Covid bien en place ! Sans Pass, il n'était pas possible de passer la frontière et donc exclu d'y faire une escapade.

Nous avons dès lors dû nous contenter de la partie française qui était en orange et déjà soumise également au pass dont nous ne disposions pas. En effet, à notre départ, toute cette zone était en vert et, hormis la nécessité de réserver on line à l'avance, il n'y avait aucune restriction ! Il fallut donc trier et plus choisir pour décider les sites ... que nous pouvions visiter. De plus, la météo faisait grise mine et nous avions perdu 10°c. Cela ne présageait donc rien de mémorable !


Après notre installation dans la banlieue de St-Jean-de-Luz, nous nous sommes enquis de l'office du tourisme régional pour étoffer les lieux visitables et surtout prendre connaissance des possibilités. Cette semaine que j'avais imaginée plus prometteuse que la précédente, c'est finalement révélée bien plus triste.

La virée sur la Rhune a déjà dû être écartée : le brouillard constant sur les montagnes n'aurait permis aucune visibilité à l'horizon et les réservations - limitées - étaient très difficiles ! Qu'à cela ne tienne, il y avait bien d'autres choses à faire, du moins, je le pensais.

La corniche basque me tentait (la corniche vendéenne m'avait tellement fascinée) ! Triste déception, sur une route où il était quasi impossible de s'arrêter - parking bondé - et où il était interdit de s'approcher des falaises, la visibilité était nulle : finis les rêves de paysages grandioses ! De Ciboure à Hendaye, nous n'avons donc quasi rien vu ! Hendaye reste cependant une jolie cité proche de la frontière espagnole.

Les stations balnéaires m'ont semblées bien décevantes ! C'est joli mais assez escarpé et la circulation est similaire à celle de la Côte d'Azur : embouteillages et incivisme ! Le vrai Guéthary, qu'on m'avait vanté, n'est qu'un village; Bidart n'est pas mieux mais j'adore le style des maisons basques et c'est très photogénique ! Biarritz est absolument magnifique mais peuplée de touristes prétentieux et criards. St-Jean-de-Luz est à peine moins pompeux et j'étais finalement très heureuse d'être installée dans sa banlieue à 2 pas de la plage avec un accès direct aux falaises qui nous offraient un point de vue fabuleux ! Par contre, j'ai bien apprécié le jardin botanique de St-Jean-de-Luz et ses plantes rares ainsi que son château de l'Urtiby où l'accueil fut charmant et simple. Cette région et ses habitants sont très accueillants et gagneraient à être débarrassés des touristes (encore une raison pour laquelle je partais toujours hors saison quand je pouvais me le permettre : les gens du crus sont bien différents quand ils sont entre eux !)

Biarritz



Abandonnant la Côte, nous nous sommes dirigés vers l'arrière pays bien plus authentique. Petits villages remarquables, près des Pyrénées, pas trop envahis par les touristes hormis Espelette (tellement célèbre pour ses piments) : Ainhoa (village-rue majestueux et fleuris), Ixtassou et sa jolie église blanche, St-Pee-sur-Nivelle, Ascain et son musée de la pelote basque, Sare et son sympathique parc animalier (animaux domestiques vieillissant et/ou handicapés où ils peuvent finir paisiblement leur vie); et surtout le remarquable St-Jean-Pied-de-Port d'une beauté époustouflante, situé sur le passage du pèlerinage de Jacques de Compostelle et ville-étape où nous avons goûté aux produits du terroir pour un prix honnête. 

Ainhoa

St-Jean-Pied-de-Port

La Bastide-Clairence

Puis nous nous sommes égarés plus dans les terres : La Bastide-Clairence, village artisanal, un peu trop vanté à mon sens ... nous n'y étions sans doute pas à la meilleure période ! Terminant notre périple par la visite de Bayonne. Cette ville était noire de monde surtout dans sa partie commerciale où le quidam négligeait bien souvent le port du masque (c'est bien là que nous avons été les plus vigilants !) la cathédrale est immense et son cloître accueillait un marché artisanal des plus intéressants par sa variété et la qualité de ses produits. C'est vraiment une très belle ville aux espaces verts fleuris pour qui prenait la peine de les parcourir (il y avait nettement moins de monde). Je regrette beaucoup d'y être arrivée trop tard pour visiter le jardin exotique à flanc de remparts qui était déjà si beau de loin.


Bayonne

C'est finalement le long des côtes - hors stations balnéaires - que nous avons pu apprécié le plus la beauté encore sauvage des falaises (beaucoup de chemins interdits par "sécurité" mais plus surement pour protéger le site de l'incivisme des touristes). J'avoue que la configuration des lieux est fatigante et sportive :  escaliers, côtes et descentes ... des kilomètres pour passer d'un lieu à un autre mais cela en valait la peine. Cette région - comme le Gers, par ailleurs - est surtout prédestinée aux randonnées et promenades ! 




J'ai vraiment regretté de ne pas pouvoir me rendre sur la Côte Basque espagnole que je pressens bien plus belle que la partie française. C'est d'ailleurs sa réputation. Nous n'avons pas hésité à sacrifier un jour de vacances (et de location) pour rentrer au pays avant le weekend qualifié de noir par Bison Futé. Cela nous a permis de passer sans encombre Bordeaux bien avant les embouteillages et ce fut la même chose pour tout notre parcours; de toute façon, le pass était devenu obligatoire presque partout ! (pas étonnant quand j'ai vu la désinvolture de la masse face aux mesures anti-Covid ...)

jeudi 19 août 2021

Le Gers

 


S'il est bien une région de France que je n'avais pas envisagé de visiter, c'est bien le Gers et la banlieue de Mont-de-Marsan ! Cependant, cet été 2021, j'y ai été appelée pour quelques raisons familiales et je me suis dit : "Après tout, tant qu'à faire le voyage et remplir les conditions Covid-safe, autant y passer une partie de mes vacances -une semaine - puis descendre vers le Pays Basque bien plus attrayant !" Les conditions étaient bonnes : toute la région était en zone verte, le test PCR négatif et la météo excellente.

Je suis donc partie, avec armes et bagages, et avec l'idée préconçue que cette région n'a rien de touristique et que je serais amenée à faire beaucoup de kilomètres pour rejoindre des villes à visiter : Bordeaux, Pau, Lourdes, Toulouse, Tarbes, Auch, Montauban, Albi ... J'avais prévu mon planning en ce sens ! D'autant plus que mon gîte était situé en rase campagne !

Après un voyage sans histoire - nous avions contourné Paris-, hormis l'embouteillage à Bordeaux où nous avons passé 3h pour faire une dizaine de kilomètres (note à moi-même : éviter à tout prix les grandes villes ou les traverser dès potron-minet !), nous sommes arrivés dans notre rustique et authentique petit gite à Laujuzan. 


Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers l'office du tourisme de Nogaro : à défaut de visite, autant se renseigner sur l'aspect gastronomique et les petits restaurants ... c'est proche du Périgord dont le terroir est très riche ! Quelle bonne idée !!! L'offre touristique - mal connue - est pourtant énorme !

Nogaro a un circuit automobile et la région, un panel de propositions qui partent dans tous les sens : Abbayes, châteaux, villes médiévales, musées, palmeraie et jardins et bien d'autres curiosités (avec mention spéciale pour l'architecture !) ... Gustativement, ils ne sont pas non plus en reste : entre foie gras et armagnac, il est possible de confectionner un repas sans devoir emprunter des mets d'autres régions françaises.

Fourcès

Lupiac

Finalement, notre semaine était vraiment insuffisante pour tout faire et tout voir ! Tri et choix était obligatoire pour tenter d'avoir un aperçu de toutes les possibilités offertes. Nous avons dû nous contenter de survoler la région en négligeant bien des sites !

Nous avons commencé par le plus évident : l'abbaye de Flaran, La Romieu (ville des chats) et ses magnifiques jardins de Coursiana, Condom (sa cathédrale, son château et les Mousquetaires du Roi) - j'ignorais que D'Artagnan était natif de cette région, plus précisément de Lupiac ! - Fourcès et Montréal-du-Gers; Toujouze et son musée du paysan gascon; la région de Vic-Fezensac avec ses villages perchés. 

Etant proche du Bassin d'Arcachon (oui, c'est relatif), nous y avons poussé une pointe : je n'avais jamais vu la dune du Pylat et je voulais aussi admirer le Cap Ferret. Une foule immense nous y attendait et bien peu portait un masque (je ne m'étonne plus des chiffres de contamination de cette région !) Honnêtement, la vue se mérite et il faut une certaine condition physique pour être capable de gravir cette dune (la plus grande d'Europe !)


Après avoir rendu les clés du gite, il était bien trop tôt pour parcourir les 400 km qui nous séparaient de St-Jean-de-Luz vers notre second gite. Nous sommes donc partis par le chemin des écoliers pour nous rendre dans la région de Lourdes. Malheureusement, en une semaine, les conditions avaient changé : météo et Covid n'étaient plus maitrisés. La grotte de Lourdes était devenue interdite aux visiteurs et le "Pass Corona" était imposé sur le site marial. Inutile donc de s'y arrêter ! Nous sommes dès lors allés voir les cascades de Cauterets jusqu'au Pont d'Espagne... et nous ne l'avons pas regretté ! 


Franchement, si vous avez l'occasion de vous y rendre, n'hésitez pas ! L'idéal est d'ailleurs d'effectuer la randonnée (en montée ou en descente) de la station de Cauterets jusqu'au Pont d'Espagne; même s'il est possible d'y monter en voiture (soit 7 km de montagne par route) : nous n'avons fatalement pas pu voir la centaine de cascades ! Une navette peut vous conduire vers les sommets (ou à l'inverse, vous redescendre dans la vallée). il faut donc prévoir une journée complète (et un bon équipement de randonneurs) pour cette ballade - il y a des étapes vous permettant éventuellement de vous restaurer - et, à partir du Pont d'Espagne, il est possible de vous rendre vers plusieurs autres sites notamment le site du lac de Gaube (à pied - +/- 1h15 - ou en télésiège, 15 min.). Attention, le parking du Pont d'Espagne est payant au prorata du temps que votre voiture est garée (€7 la journée) mais le site est pourvu de toilettes et la possibilité de vous restaurer voire loger (site non soumis au pass Corona) ! Cauterets est, par ailleurs, également une station de ski et une jolie petite ville touristique bien pourvue en magasin ! (remarque : les inondations de cet automne 2021 ont sérieusement endommagé le site et j'ignore quel en est désormais l'état.)

En fin d'après-midi et à notre grand regret, nous sommes partis vers la côte Basque mais cela fera l'objet d'un autre article.


mercredi 18 août 2021

Vacances 2021

 

Début juillet, la situation s'étant améliorée, une bonne partie de l'Europe était revenue au vert ! Enfin !

Certes, certaines obligations ont été prévues, pour permettre à la population en attente de pouvoir prendre un peu de repos, de voyager. La vaccination a permis de "protéger" plus ou moins les plus fragiles (non, le pseudo vaccin n'a pas une efficacité à 100 % et est mis à mal par de nouveaux variants); les codes couleur indiquent le niveau des contaminations, hospitalisations et le nombre de personnes en soins intensifs par pays et régions. Un "coronapass" a été instauré - à mon sens, davantage pour inciter encore plus à se faire vacciner ... y compris les jeunes dès 12 ans ! - pour faciliter les déplacements internationaux pour les personnes entièrement vaccinés (2 doses ... pour l'instant, mais on parle d'une 3ème !) ou celles ayant un certificat actant de leur rétablissement après avoir été malade (non, cela ne fonctionne pas pour les asymptomatiques qui sont invités à se faire vacciner malgré la présence d'anticorps naturels !) ou encore les personnes ayant effectués un test antigénique ou PCR et se révélant "négatif". Tout cela doit répondre à des conditions bien précises et contrôlées ... sans parler du formulaire à remplir (on line ou impression) lors de son retour au pays et donnant toutes les informations nécessaires sur : les lieux, raisons et date de la villégiature  avec vos N° de téléphone, de GSM, adresse ID et IP ... On nous promet que ces renseignements ne seront pas conservés plus d'un mois ... tout le monde sait que ce qui se trouve sur Internet, y reste ! 

Le retour doit se faire avec prudence et il est établi qu'un retour d'une région codée rouge doit être suivie de deux tests et d'une quarantaine en cas de contamination ... le code couleur peut parfaitement changer pendant vos vacances (donc les conditions requises aussi) de même que les autorisations sur place. Par exemple, le Sud de la France est passé en zone orange courant juillet et l'obligation de présenter un pass a été instaurée pour pouvoir visiter certains lieux (déjà qu'il fallait réserver les visites avant de se présenter dans les parcs d'attractions et autres activités générant une forte affluence). Inutile donc de préciser qu'il ne fallait pas rêver à des vacances "incognito" !

Ce mois d'août a vu l'émergence du variant delta confirmée et une nouvelle vague de contamination n'entrainant cependant pas (encore) un engorgement des hôpitaux ... toujours possible cependant avec la rentrée scolaire qui verra le retour de presque tous les vacanciers. Personnellement, je ne pense pas que le taux de contamination soit dû à davantage de malades qui seront hospitalisés mais bien au fait que les non-vaccinés sont tous obligés de se faire tester s'ils veulent pouvoir se déplacer (sans nécessairement avoir déclarés la maladie ni avoir aucun symptôme) !  L'an passé, seuls les malades étaient déclarés "contaminés" pour combien d'asymptomatiques (donc malades et contaminés qui s'ignorent : ce fut mon cas !) Aujourd'hui, les vaccinés ne sont plus tenus à se faire tester alors qu'ils peuvent être tout aussi porteurs ... et contaminés.

Confusément, les pays ayant le plus haut taux de vaccinés semblent avoir tendance à voir remonter leurs chiffres d'hospitalisés ... soit le virus mutant (Delta ? Epsylon ? Gamma ?) contourne le vaccin et le rend moins efficace, soit ce vaccin privilégie le variant lui résistant le plus ? Je m'interroge toujours sur l'option de vacciner que le gouvernement renforce encore (les USA préconisent de vacciner les nourrissons dès 6 mois et envisagent une 3ème - voire 4ème - dose de vaccin !) et les nouvelles restrictions imposées notamment en France et Australie alors que d'autres pays déconfinent ... Là aussi, on ignore toujours si le virus mute dans les contaminations des non-vaccinés ou si le virus varie pour échapper au vaccin lorsqu'il contamine un vacciné ? (il y a 2 écoles de pensée : le virus est un organisme vivant avec sans doute aussi un instinct de conservation !)

Il n'y a aucune uniformité pas même dans la CEE : c'est le chacun pour soi en fonction des chiffres médicaux. On assiste alors à un "exode" des populations qui se rendent en "zone libre" : je pense à ces français - réfractaires aux vaccins (à ce "vaccin-là" !) - qui ne pouvant plus se rendre dans les restaurants français sans "pass", viennent au restaurant en Belgique qui, ses chiffres étant meilleurs, n'en restreint pas l'accès. Des manifestations fleurissent dans toutes les grandes villes françaises contre le "coronapass" instauré et obligatoire pour de plus en plus d'activités ! Peu à peu, l'obligation de se faire vacciner s'instaure (en France mais on commence à en parler dans d'autres pays, dont les chiffres sont pourtant meilleurs) : pour l'instant, uniquement pour le personnel médical (qui, en cas de refus, ne percevra plus de salaire !) Il me semble pourtant que, depuis Nuremberg, on n'a pas le droit d'obliger la population à se faire injecter un produit encore en phase expérimentale ? On rend la vie de plus en plus difficile aux non-vaccinés pour qu'ils se fassent vacciner par dépit ...

La Belgique, avec ses 80% de vaccinés, n'envisage pas encore d'instaurer une obligation ... mais on commence à en parler. Nous subissons toujours une pression morale pour qu'on prenne tous la décision de se faire vacciner : on cherche à convaincre les sceptiques; on monte les pro-vaccins contre les "anti-vax" faisant l'amalgame entre les sceptiques, les réfractaires, etc ... On tend à prétendre que ceux qui refusent encore le vaccin sont moins intelligents ou égoïstes ou inciviques, etc. Plein de nouveaux mots apparaissent dans le dictionnaire : co-vidiots, antivax, co-paniqués, ...

J'observe tout cela avec le plus de distance possible, je réfléchis et me renseigne, je fais appel à mon sens critique et mon bon sens et ... je pense à cette citation : 



Je ne comprends pas : 
Pourquoi les vaccinés ont-ils peur des non-vaccinés et les accusent-ils d'être responsable des contaminations alors que le vaccin n'empêche pas la contamination ? (peut-être un peu moins : ok !)
Pourquoi les Gouvernements laissent-ils (ou peut-être les poussent-ils ?) les gens se monter l'un contre l'autre, créant ainsi un conflit latent et les prémices d'une guerre civile ... pour une maladie dont la latence est de 0,5 % ?
Pourquoi les vaccinés ne se sentent-ils pas "protégés" et reprochent-ils aux non-vaccinés de ne pas jouer le jeu de la vaccination ? Ont-ils des regrets ? Se sentent-ils finalement leurrés ?
Les Gouvernements n'ont-ils pas créé une atmosphère incitant à se vacciner en provoquant un manque de liberté ? J'en ai entendu beaucoup qui ont choisi le vaccin pour retrouver leurs libertés et, désormais, ils se sentent "grugés" car la liberté n'est pas revenue (soi-disant à cause des "réticents") ...
Pourquoi, dans les milieux mieux informés tels médical et paramédical, virologue et immunologue, y-a-t-il des divergences d'opinions ? Si la vaccination est la solution, pourquoi n'y a-t-il pas une unité dans leurs chefs pour y souscrire ?  Pourquoi certains d'entre eux sont-ils aussi réticents alors qu'ils sont au cœur du problème et assistent aux conséquences de la maladie ... chez certains ?
Pourquoi ceux qui ne sont pas adeptes de la pensée unique, ceux qui ne suivent pas le troupeau, ceux qui se posent des questions que j'estime légitimes, ceux qui utilisent leur sens critique, leur liberté de penser et d'agir, et pèsent le pour et le contre, ceux qui se renseignent à plusieurs sources d'informations et ne se contentent pas des articles de presse - qui détient la vérité ? - sont-ils cloués au pilori ?
Comme disait Coluche : "C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison !"
Pourquoi ceux qui refusent (se méfient de) CE vaccin, à ARN en cours d'expérimentation, sont-ils appelés "antivax" alors qu'ils ne refusent aucun vaccin - traditionnel - ayant fait ses preuves tels ceux contre le Tétanos, la Diphtérie, la Rubéole, la Rougeole, la Variole, etc ?
Finalement, la vraie question qui permet une réflexion n'est-elle pas : A qui profite le crime ? ce vaccin rapporte des millions aux actionnaires et les labos sont heureux d'enfin pouvoir développer cette nouvelle technologie avec autant de cobaye (depuis 1965, ils n'osaient que sur les cas désespérés) ...

Désolée, je ne suis toujours pas convaincue et ma phase d'observations est loin d'être finie ! 


mercredi 23 juin 2021

Pairi Daïza 2021

 

Après cette longue période sans sortie ni attrait, l'allègement des mesures anti-covid m'incite à reprendre la route et retourner sur les lieux de mes anciennes sorties pour voir si le confinement dû à la pandémie a pu profiter aux différents parcs pour s'améliorer ou faire les entretiens nécessaires. C'est, dès lors, dans cette optique que je me suis rendue à Cambron-Casteau après une longue année sans y aller !

Compréhensible mais néanmoins ennuyant, la période impose l'achat en ligne d'un ticket daté : impossible d'acheter son entrée sur place et changer de jour en cas d'intempéries ... Nous nous y sommes donc rendus le lundi 21/06 malgré les avis controversés des différents sites météo. Sans regret, finalement, puisque la météo n'a pas été aussi catastrophique que prévue : gris mais peu de pluie et quelques rares éclaircies (pas dramatique étant donné l'obligation de porter un masque sur son visage !)

Contrairement aux années précédentes, l'achat de ticket on-line n'apporte plus une réduction sur le prix d'entrée et une forte augmentation est intervenue (il faut bien qu'ils répercutent les pertes des rentrées financières suite à la fermeture obligatoire du parc pendant de longs mois, d'autant que le nombre de visiteurs est limité pour le moment - : ce ne serait pas un réel problème si ce n'est le fait que je doute fort qu'ils diminuent le prix plus tard). Inutile donc de préciser qu'il s'agit d'une sortie à €120 pour 3 personnes (prix du parking compris). Par ailleurs, les anciens parkings ne peuvent plus être utilisés : de nouveaux ont été implantés de l'autre côté de la route sous un toit de panneaux photovoltaïques qui procurent l'électricité pour le parc et une ombre bienfaitrice pour les véhicules (protection également contre la pluie !). Le chemin est donc plus long pour se rendre à l'entrée du parc ! Pour respecter la distanciation sociale, plusieurs portiques sont installés sur l'ancien parking, ce qui fluidifie fortement le passage vers le parc. L'espace des anciens parkings sera utilisé, plus tard, pour agrandir le parc.


Les speedgates sont donc maintenus ouverts et il n'y a plus cet entonnoir pour pénétrer dans les jardins. On peut toujours aller dans la mini-ferme mais il n'est plus permis de nourrir les animaux et il faut éviter de les caresser pour éviter la contamination. Des sens giratoires ont été imposés tant dans "l'oasis" que dans certains passages plus réduits. Si les restaurants sont à nouveau ouverts, les menus - comme les horaires - sont limités et tout est emballés dans un papier (pas sous cellophane, heureusement).



Nous avons commencé par les rapaces pour nous rendre vers la zone "Amérique du Nord" et passer ensuite vers "les pays du froid" pour visiter les nouveaux hôtels permettant de dormir face aux ours polaires et aux morses. Une porte ouverte (période de nettoyage) m'a permis de voir le luxe des chambres et le ballet des bagages emportés vers la sortie. On a l'impression d'entrer dans une grotte et c'est vraiment magnifique ! Cette zone terminée est réellement fabuleuse !




le passage habituel pour rendre visite aux pandas est actuellement fermé et il faut faire un énorme détour, passant par la zone "Chine" vers la zone "Australie" pour s'y rendre ... tout en respectant un sens unique. D'importants travaux d'agrandissement ont débutés dans cette zone du parc. Nous avons eu la chance d'arriver au moment où Maman panda et ses jumeaux étaient nourris à l'extérieur. On ne peut pas dire qu'une mère Panda a l'instinct maternel très développé : elle vole carrément la nourriture à ses petits !

Un dernier petit passage dans les boutiques (bien ouvertes avec un sens à respecter) a clos notre journée. 

Ce fut une belle journée mais j'ai trouvé le port du masque très désagréable (vivement qu'il soit supprimé en extérieur !!!) par contre, le fait de ne pas croiser trop de monde est intéressant; pas de problème non plus pour admirer les animaux (même s'il est vraiment regrettable de visiter des prisonniers : certains animaux semblent si malheureux dans ces espaces réduits ... le parc fait de son mieux mais, dans la nature, la plupart de ces animaux disposent d'hectares de terrains !) La météo était trop triste pour prendre des tonnes de photos. Seul problème, fin juin, c'est l'époque des excursions scolaires et le bruit est effroyable quand on croise des classes de jeunes enfants : inutile d'espérer voir des animaux sereins ou ne pas les voir s'éloigner rapidement ... Par contre, voir à travers les yeux éblouis de ces enfants est un retour vers l'époque de l'insouciance et de la découverte : rafraichissant !

mercredi 16 juin 2021

La Gaume

 

La situation tendant à s'améliorer un peu et la Covid semblant partir en vacances ... j'ai décidé de profiter enfin du retour du soleil et de ce printemps qui a eu tant de mal à démarrer !

C'était donc l'occasion ce dimanche 13 juin d'emprunter le chemin des écoliers et de visiter une région belge plutôt attrayante par sa beauté et son microclimat ! Ce n'est pas pour rien que celle-ci est appelée la Provence belge ...

Après une recherche sur Internet - google est mon ami - j'ai agi en scientifique et ai débuté mon périple par un passage obligé dans la capitale régionale : j'ai nommé Virton; pour me rendre dans l'Office du tourisme (c'est toujours mon premier réflexe sur mon lieu de villégiature.. ça fonctionne également très bien ici !) C'est donc les mains plein de cartes, magazines et fascicules que j'ai rejoint mon véhicule pour déterminer mon itinéraire.


Après une petite visite dans le centre pour admirer le magnifique musée gaumais de Virton et me promener dans les vieilles rues, j'ai foncé vers l'un des plus beaux villages de la région : Torgny. 



Le village est assez petit et très vallonné mais vaut largement le détour avec ces jolies maisons fleuries, son église St Martin, son lavoir, ses vignobles et sa réserve naturelle réputée pour ses superbes orchidées. Nous avions finalement renoncé à nous inscrire pour la visite guidée avec son guide nature. Par cette chaleur, je n'étais pas certaine de tenir le coup dans les sentiers cahoteux, les herbes folles et le plein soleil dans cette campagne déjà harassée par les températures estivales.

Nous avons donc doucement quittés les lieux, évités de passer le pont qui fait la frontière avec la France (vus les mesures sanitaires et directives différentes dans chaque pays, pas question de prendre des risques) pour lézarder sur les routes campagnardes (en évitant les plus grandes voies) afin de profiter du bien-être tangible (on se sentait en vacances). Nous avons pris la direction de Montquintin, colline au sommet de laquelle nous pouvions admirer jusqu'à 30 km de vue sur la région (en se détournant de l'usine désagréable dans la vallée) où les ruines d'un vieux château médiéval et sa ferme nous attendaient aussi tandis que l'air retentissait du bruit des cigales (véridique !)

Nous avons continué notre route par les hameaux, petits villages et autres monuments : Couvreux, Rouvroy, Dampicourt, Meix-devant-Virton, Grouville, Saint-Mard, Ethe ... au gré de nos envies.

Quittant enfin la Gaume, nous sommes revenus par les petites routes  vers notre domicile sans hâte, par Herbeumont, Bertrix et passant par la vallée de la Semois (Bouillon) et, un passage obligé pour combler une lacune (n'y être jamais allé !), Orval et sa magnifique abbaye.



Devant la foule qui s'y pressait, nous ne nous sommes pas attardés en ces lieux et n'avons pas même pris la peine d'y boire une bonne trappiste !

Ce fut, ma foi, une bien belle journée ...





mercredi 2 juin 2021

Plantentuin Meise 2021

 

Depuis que la gestion de ce magnifique parc bruxellois a été reprise par la communauté flamande belge, ce jardin botanique n'a de cesse de s'améliorer.

En cette période de confinement en perte de vitesse, nous nous sommes donc munis d'une réservation en bonne et due forme pour pouvoir y accéder ce dimanche 30 mai. Attention, le ticket d'entrée individuel (€9) est donc payable on line au moment de la réservation d'un créneau horaire qu'on est tenu de respecter : "avant l'heure, c'est pas l'heure et, après l'heure, ce n'est plus l'heure !" Il n'est en effet plus possible d'acheter son billet à l'entrée du parc (entrée temporaire car les entrées habituelles sont fermées et en cours de travaux) pour cause de mesures sanitaires toujours applicables actuellement. Quant à entrer en dehors de l'horaire, ce n'est pas totalement exclus mais dépend des possibilités du parc (autant ne pas tenter le diable !)

Nous sommes donc arrivés bien avant l'heure (difficile d'évaluer le temps de parcours lorsque la route est longue et la météo très belle !) et avons attendu la bonne heure pour, muni du sésame imprimé ou sa version numérique sur le smartphone, pénétrer séant. Disposant d'un créneau d'1/2 h pour se présenter, la foule de visiteurs était très fluide, l'entrée rapide et la distanciation sociale bien respectée. Je me dois de préciser que nous étions tenus de respecter une heure d'arrivée mais, étant dans le parc, il n'y a aucun horaire de sortie ... si ce n'est l'heure de fermeture du parc (18h30).


Nous avons commencé par le Palais des plantes (les serres) tant pour éviter la chaleur du soleil à travers les vitres que la présence de trop de visiteurs (beaucoup débute par cette visite); le masque est obligatoire dans les lieux intérieurs fermés ! Ce n'était sans doute pas une idée exceptionnelle car, en matinée, les serres tropicales baignent dans une vapeur d'eau suffocante (période d'arrosage et conditions similaires à leur habitat normal). Nous avons cependant pu profiter pleinement de l'époque particulièrement propice aux fleurs et de la ballade sur la canopée. L'Arum Titan était totalement fanée et je n'ai par réalisé immédiatement quelle était cette drôle de plantes ! Les floraisons printanières sont totalement différentes des estivales : fort différent donc de ma précédente visite en juillet 2018.



Suite aux mauvaises conditions climatiques, le printemps a quasi 2 mois de retard et nous avons donc pu admirer les massifs de rhododendrons et azalées en fleurs (but essentiel de notre visite : le site Facebook dévolu à ces jardins nous en avait informés !) Quelques arbres étaient également en fleurs complétés par des plantations d'iris de Hollande près des étangs.


Un nouvel espace est en création derrière le château de Boschoot, il s'agira d'un espace marécageux pour lequel ils sont en train d'assécher une partie de l'étang : assez triste à voir pour l'instant !


Afin d'éviter un maximum de rencontrer d'autres visiteurs - car le masque est obligatoire en extérieur si la distanciation sociale ne peut être respectée - nous avons parcouru les zones les plus éloignées de l'entrée; ce qui nous a permis de croiser quelques anciens arbres remarquables tels un séquoia (encore jeune par rapport à ceux qu'on peut trouver aux Etats-Unis !). L'avantage de se rendre dans des lieux moins fréquentés est de disposer à volonté de bancs inoccupés et, dans le calme retrouvé, d'apercevoir des chevreuils, entendre le chant des oiseaux malgré les centaines de personnes disséminés dans cet immense parc (arrivés à 1/2 h - 1 h - d'intervalle). S'asseoir 1/4 à 1/2 h permet de s'intégrer dans le paysage et laisser le temps aux animaux de s'habituer à notre présence : notre seul fait d'arme est la prise de nombreuses photos ! 


Après une marche de 4-5 h sans prendre deux fois le même chemin, j'ai été heureuse de pouvoir prendre un peu de repos auprès de l'orangerie (ouverte pour permettre l'achat d'en-cas et boissons) et une collation : obligatoirement à consommer sur la terrasse qui a été fortement agrandie et permet le respect des mesures sanitaires.

Nous ne nous sommes plus trop attardé pour repartir chez nous : je reconnais qu'il est difficile d'effectuer une longue marche de plusieurs heures après une longue période de confinement (due tant au Coronavirus qu'à la météo maussade !) et, actuellement, je n'envisage pas d'autres sorties que celles en plein air : je déteste porter constamment un masque ! J'attends donc avec impatience le prochain Codeco pour voir la libération se profiler à l'horizon ... si tant est qu'un "Coronapass" n'est pas rendu obligatoire pour remplacer le masque.

"S'il vous faut un passeport pour prouver que vous êtes libre, c'est que vous ne l'êtes pas !"