mardi 11 avril 2023

Trolls & Legendes 2023

 

Après les années Covid, c'était enfin le grand retour du festival internationalement connu de Mons (qui est devenu annuel !) sous sa forme d'avant pandémie et c'était donc un souffle optimiste qui m'y a conduit ce samedi 8 avril malgré une santé un peu altérée par une sinusite (vu le prix des places - €17 en prévente-, je m'y suis néanmoins rendue vers 11 h). L'ouverture ayant lieu à 10 h, j'avais imaginé éviter le rush d'ouverture : très mauvais calcul ! 

C'est face à une foule immense et une file de +/- 300 m que j'ai tenté d'atteindre les portes de l'espace "Lotto-Mons-expo" mais dans un contexte différent de précédemment. En effet, étant accompagné d'un proche qui s'était foulé la cheville la veille, j'ai testé le système PMR mis en place. Ce festival fait en effet partie d'un milieu très ouvert à l'accueil des personnes avec problèmes de mobilité (permanente ou temporaire). Tandis que le reste de la famille suivait le circuit normal, j'ai donc accompagné ma PMR sur le circuit bis.


N'étant absolument pas habituée, ni bien renseignée, j'ai dû parcourir plusieurs fois le chemin et m'adresser directement au personnel prévu pour ce travail (bénévoles désorganisés mais très bienveillants et attentifs) !


Nous sommes arrivés bien trop tard pour pouvoir emprunter l'une des chaises roulantes mise gratuitement à la disposition des PMR, par contre, nous avons pu emprunter gracieusement une chaise pour permettre le repos récurrent du blessé (pas facile de se déplacer avec des béquilles quand on n'a pas l'habitude). Dans les faits, le circuit PMR ne nous a absolument pas servi de coupe-file car nous sommes entrés dans les lieux bien après le reste de la famille (et j'étais épuisée d'avoir tant couru !)

Il y avait donc énormément de monde pour une journée heureusement nuageuse mais sèche (le soleil étant de la partie le dimanche de Pâques, la chaleur y était également bien présente !)

Nous sommes donc directement entrés dans la première partie du marché féerique installé avant l'entrée du bâtiment mais après le contrôle de sécurité. Il est à noter que cette année encore, toute boisson, en-cas et armes métalliques étaient confisqués à ce contrôle (un beau gaspillage et une honte face à cette obligation de couvrir les besoins primaires - faim et soif - avec des prix prohibitifs ! €7 pour un minuscule hamburger, €5 la gaufre ou la crêpe soit le moins cher à une des échoppes ... nous avons pris la décision de manger après avoir quittés le festival !)

Comme d'habitude, il y avait une exposition dans la salle connexe, des statues dans le hall d'honneur; les auteurs et maisons d'édition étaient placés sur la partie droite - près de l'entrée d'une seconde salle où se trouvaient comme avant la partie dédiée aux jeux de rôle et aux invités (acteurs) en dédicace (il fallait encore payer pour une dédicace, une photo ou un selfie soit de €25 à €30) Inutile de dire que nous avons une fois de plus passer notre chemin (on s'est même arrangés pour passer pendant leurs pauses car le passage était plus facile sans la file d'attente !)
Une grosse partie de la salle était réservée au bar et la partie centrale comportait échoppes artisanales et auteurs. L'accès à l'extérieur était facilité par des grandes allées, il était donc aisé de se rendre dans la seconde partie du marché féerique et le concours de cosplays sous le chapiteau.

Il y avait donc énormément de monde (et de photographes) malgré le temps de midi et l'absence des auteurs en pause-repas ...
Notre mobilité étant réduite, nous avons pris le temps de nous déplacer et rencontrer nos auteurs-amis, nous avons aussi mis à profit le "creux des vagues", les participants ne sont pas entrés en flots continus car l'organisateur a fait diverses pauses pour éviter l'engorgement des allées.
J'ai vraiment eu l'impression que le nombre d'exposants avait été limité et les allées élargies.. il y a effectivement quelques exposants amis qui n'ont pu obtenir de place cette année ! 

Nous sommes donc restés sur place 4 h avant de repartir nettement moins chargés d'achat que d'habitude car notre pauvre éclopée n'en pouvait plus et nous devions encore négocier un accès pour pouvoir la charger dans les meilleures conditions (accès dépose-minute). Nous avons reçu une assistance hautement sympathique par les "maillots verts!"
C'était néanmoins une expérience dont j'aurais pu me passer ...

Contrairement aux années d'avant Covid, nous n'avons pas vraiment apprécié ce festival sans doute car nous sommes passés à autre chose et que ce genre d'amusement ne fait plus partie de nos plaisirs ? Quoiqu'il en soit, nous avons pris la décision de ne plus nous rendre à ce genre de divertissement qui, victime de son succès, offre désormais trop de désagrément et un coût exponentiel ! Je tiens à signaler que, jusqu'à présent et depuis que l'événement "Trolls & Légendes" est devenu annuel, aucune date n'a encore été annoncée pour le festival "Orée des légendes" qui était son pendant et avait également lieu tous les deux ans : je crains que cette fête nettement plus sympathique ne soit plus organisée ou soit une victime collatérale de la pandémie ...



lundi 3 avril 2023

Foire aux livres Bruxelles 2023

 


Après deux années d'arrêt à cause de la pandémie, la foire aux livres de Bruxelles a enfin à nouveau été organisée. C'est donc avec une joie égale à notre impatience que nous nous y sommes rendus ce samedi 01 avril vers 11 h (l'ouverture avait lieu à 10 h mais nous voulions éviter le rush) malgré la météo peu engageante et la pluie qui ne nous a pas quittée un instant ...

Après avoir traversé l'agréable quartier de Laeken, passé par les serres et le palais royal, les maisons cossues et les zones vertes, nous sommes arrivés dans le parking souterrain de Tour& Taxis (lieu dédié - comme chaque année - à cet événement). Le prix du parking est passé à €10 pour une organisation heureusement toujours gratuite (mais il fallait néanmoins réserver ses tickets d'entrée pour gestion et statistiques de l'événement : cela leur permet de se vanter du succès de l'événement pour pas moins de 1200 auteurs présents ... en effet, contrairement aux années précédentes, une grosse part était réservée aux dédicaces avec quelques pointures telles Amélie Nothomb, Philippe Geluck, Jérome de Warzée, etc).

Les halls anciennement utilisés occupés par un tournoi de padel, l'événement avait pris place dans 2 petits halls voisins des anciens halls et dans la superbe gare maritime entièrement rénovée (cela valait déjà la peine, rien que pour avoir l'occasion de parcourir cette magnifique salle !)


Nous n'avons dès lors pas pu utiliser notre ancienne connaissance des lieux pour nous diriger uniquement vers les thèmes qui nous plaisent (éviter donc la partie poésie ou académique telle les universités et régions qui n'ont que peu d'intérêt pour nous) et nous ne l'avons pas regretté. 

Il faut dire que les lieux présentaient moins de coins et de détours, rendant la visite plus linéaire et accessible. Les allées permettaient un passage fluide même en cas de forte affluence (ce qui fut le cas après 14 h) et la restauration n'étaient plus dispensée en sous-sols.

Nous avons donc rencontré les auteurs amis et fais connaissance avec de nouveaux auteurs. Ma pile à lire s'est encore étoffée ! 

Nous sommes donc repartis vers 15 h, le portefeuille plus léger et le coffre plus lourd.

Franchement, je pense que j'y retournerai avec joie l'an prochain.




lundi 20 mars 2023

Salon du disque et de la BD 2023

 


Etant dans la région du Nord-Pas-de-Calais ce weekend et ayant pris connaissance de l'existence de ce salon grâce à un ami illustrateur, nous nous sommes rendus à Gondecourt ce samedi 18 mars.
L'emplacement n'était pas facile à trouver malgré la petitesse de la ville et aucun fléchage n'était prévu pour guider l'amateur, j'ai donc bien compris que cet événement n'était pas trop grand et probablement réservé davantage aux initiés. Néanmoins, nous avons fini par parvenir dans la salle des fêtes dédiée...
L'entrée était au prix très démocratique de €1 sans doute pour couvrir un minimum les frais, même si des subventions ont certainement été également versées et que l'organisation était sponsorisée.

Une vingtaine d'auteurs, d'illustrateurs et de dessinateurs avaient pris place le long des murs de la salle (assez grande) tandis que le milieu de celle-ci était dévolu aux étals des revendeurs de disque, CD et DVD ainsi que les vendeurs de BD d'occasion qui proposaient leurs marchandises de qualité à des prix très démocratiques. Une salle annexe avait été transformée en salle de concert (3 groupes de rock à l'affiche, régionaux et totalement inconnus : les membres de ces groupes s'occupaient également de la logistique).

Nous avons donc retrouvé quelques auteurs connus et découvert des dessinateurs dont nous ne connaissions que le nom (assez célèbres dans le monde de la BD) : une belle affiche en fait ! 
Nous avons cependant passé beaucoup de temps avec les personnes que nous connaissions déjà (on s'y était rendus essentiellement pour eux)

Il était possible d'y boire à prix vraiment très démocratiques moyennant l'achat d'un verre en plastique (désormais quasi obligatoire dans les concerts et bien plus agréable que les gobelets en carton qui se ramollissent et donnent un goût affreux à la bière !) ce sera quelques gobelets "souvenirs" à rajouter à notre collection ! Les sandwiches étaient constitués avec des produits frais et à la demande, sur place, avec lenteur et précision ... ce n'était visiblement pas le but de l'opération mais plutôt un service connexe à l'organisation : la bonne volonté et la gentillesse des logisticiens rendaient l'attente supportable et mon impatience naturelle a été domptée !

Nous en avons profité pour passer un peu de temps avec ces rockeurs au cœur tendre qui étaient extrêmement passionnés : leur look un peu métal, leurs longs cheveux gris étaient totalement gommés par leur sourire sincère !

Nous y avons passé un moment très agréable même si nous n'avons pas prévu de renouveler l'expérience. Cet événement n'a pas non plus attiré une foule immense et c'est bien dommage car c'était fort sympathique mais je ne pense pas - vu le nombre d'éditions - que cela portera ombrage aux organisations futures.



Salon du livre de Bondues 2023

 


Ce samedi 18 mars, nous nous sommes à nouveau rendus au plus réputé des salons littéraires du Nord-Pas-de-Calais. C'est un fait que cet organisation du Furet-du-Nord a gagné ses titres de noblesse de longue date et cela est certainement dû aux nombreux auteurs conviés à cet événement. Ces têtes d'affiche sont en effet un "appeau à lecteurs" et autres curieux.

Bien que accoutumés et dès lors au courant qu'il vaut mieux se rendre sur place en matinée, nous avons eu la déconvenue de devoir nous intégrer à de longues files d'attente, essentiellement constituées de jeunes attirés par les blogueurs invités et en dédicace pour leur pensum. Heureusement, l'organisation était très bien faite et ces auteurs/autrices en vogue avaient été judicieusement placé dans une salle décentrée ce qui permettait une meilleure ventilation du public. Désolée de ne pouvoir citer ces blogueurs, ils n'ont pour moi aucun intérêt et me sont totalement inconnus...

Il est néanmoins intéressant pour les petits auteur d'y avoir de grosses pointures car, bien souvent, les lecteurs - ayant de toute façon fait le déplacement - sont parfois tentés à s'aventurer dans le reste des salles. 

La "New Romance" avait également ses têtes d'affiche avec notamment Virginie Grimaldi et Carène Ponte qui commencent à avoir une belle notoriété (j'avoue apprécier leurs romans, bien que n'étant pas une midinette) mais je ne me suis pas aventurée à solliciter une dédicace (je déteste faire la file et préfère les auteurs plus abordables) d'autant que l'organisateur avait dû instaurer un système de ticket avec créneau horaire pour fluidifier les amateurs, ce qui les amènent à patienter et donc passé leur temps dans les autres salles (tout le monde était donc gagnant !) Je n'ai pas non plus tenté de me rendre dans la partie réservée aux auteurs connus en dédicace, partie judicieusement placée en fond de salle et ne gênant nullement la fluidité vers les auteurs moins courus. Excellente initiative ! 

N'ayant pas voulu partir trop à l'aventure, je m'étais enquise des auteurs en présence et, afin de limiter mon budget, j'avais même composé une petite liste des livres que je désirais acheter. Je n'ai donc pas vraiment été surprise des personnes en présence même si j'ai noté l'absence de certains auteurs (probablement prévus uniquement le dimanche, comme l’inénarrable Frédéric Lyvins dont je suis très fan et avec lequel une relation d'amitié est née) Il est possible que le créneau horaire que j'avais choisi ne m'ai pas permis d'en avoir rencontrer certains : Comme chaque année, la cantine réservée aux auteurs - trop petite - était gérée par un système de ticket pour permettre à chacun de manger calmement (les VIP en premier puis les auteurs non invités qui avaient la possibilité d'y manger à leurs frais).

Il m'a semblé qu'il y avait moins d'auteurs que d'habitude, les étals étaient plus clairsemés, les allées plus larges malgré l'incivisme des curieux : certains bloquent littéralement celles-ci en stationnant sans raison en plein milieu, faisant fi de la volonté de passer des autres ! Le créneau horaire de 12h à 14h est heureusement plus calme (les gens viennent généralement dans l'après-midi ou à l'ouverture).

Comme chaque année, des bus gratuits effectuaient le trajet au départ de Lille pour éviter les problèmes récurrents de parking; ce système a son défaut : en effet, les lecteurs arrivent par vague et envahissent les lieux en même temps ... Personnellement, je me suis garée dans une rue environnante (plus loin que d'habitude) J'avoue que je plains un peu les riverains qui ont à subir ce désagrément une fois par an !  Un service de sécurité et des policiers étaient sur place pour faciliter la mobilité et sécuriser les lieux : un contrôle des sacs était mis en place à l'entrée du salon.

La météo n'offrait pas le soleil habituel mais, même s'il faisait gris, il ne faisait pas froid et il était agréable de parcourir les lieux sans avoir à souffrir de trop de chaleur comme nous avons déjà connu le cas : cela nous a permis de prendre notre temps, discuter avec nos amis auteurs et diversifier notre intérêt vers de nouveaux auteurs (vu ma pile à lire actuelle, j'avoue que je n'ai pas cherché à découvrir trop d'auteurs et je me suis cantonnée à ma liste !) Je reconnais aussi que les livres deviennent un luxe : il est rare de trouver un livre à moins de €18 ou €20 (avant le prix était généralement de €15 ou €16). Contrairement à Arras où certaines séries étaient en promo, les auteurs n'ont consenti à aucune réduction ou geste commercial (je ne demande pas mais, avant, lorsque j'achetais plusieurs livres chez un même auteur, il avait tendance à arrondir le total : ce ne fut pas le cas ici !) 

J'ai donc un rôle de mécène : les temps sont durs pour les auteurs qu'ils soient auto-édités ou dans de petites maisons d'édition (dont beaucoup ont disparus à cause de la pandémie). En discutant avec plusieurs auteurs, j'ai compris que beaucoup d'entre eux envisagent de créer leur propre maison d'édition plutôt que continuer à nourrir un éditeur qui, certes, s'occupe de toute la logistique mais engrange la plus grosse partie du "petit" bénéfice d'une vente !

Cette fois, j'ai choisi de manger à l'extérieur du salon (le café littéraire était trop envahi) et j'ai donc quitté les lieux assez rapidement ... mais ce salon reste bien le plus grand et le meilleur du Nord de la France !

 

mercredi 1 mars 2023

The art of the Brick



Profitant de mon séjour à Bruxelles, je me suis rendue à la nouvelle exposition "The art of the Brick" qui est installée au N°5- de la Grand Place. (La précédente avait été installée à la Bourse de Bruxelles - dont j'ai déjà parlé à l'époque - actuellement en cours de restauration et qui sera désormais dévolue à des expositions et plus réellement occupée par La Bourse proprement dite).

Je m'étais dûment procuré mon entrée et mon créneau on line mais ce n'était pas nécessaire (sauf pour s'assurer de pouvoir entrer) car j'ai pu pénétrer séant avant ledit créneau et m'installer immédiatement dans la petite salle de présentation où un film explicatif du concept était projeté.

Ensuite, j'ai pu cheminer à ma guise dans les différentes salles présentant les œuvres créés donc en lego. La durée prévue est de 1h mais je ne m'y suis pas attardée (juste le temps d'y faire quelques photos).

La pièce maîtresse de l'exposition est sans contexte le squelette de T-Rex présenté seul dans une pièce noire et éclairé par un néon vert donnant une dimension toute particulière à l'ensemble.



Cette année, la reproduction en lego de chef d’œuvres artistiques (peinture, statue, etc) complétait la présentation d'articles à taille humaine.

Cette exposition ne m'a pas transcendée non plus mais est cependant une belle façon de prouver que l'art peut prendre toutes les formes et est réellement à portée de tout un chacun (ayant cependant un talent certain et une bonne visualisation technique : même avec quelques boites de Lego, je ne me sens pas capable de faire la moindre reproduction !)



Fantastic Brussels

 


Profitant d'un congé judicieusement placé ce 28/02, j'ai planifié une sortie culturelle dans notre belle capitale belge et le spectacle-exposition 'Fantastic Brussels" sis dans le célèbre et réputé "Hôtel Métropole" (hôtel de luxe situé sur la Place de Brouckhère et fermé depuis 3 ans déjà suite à sa faillite).

Ce luxueux hôtel est entièrement classé (intérieur et extérieur) et renferme en son seing des trésors ! C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je tenais particulièrement à assister à la dernière journée pour ce spectacle (il n'y aura aucune prolongation car l'Hôtel vient d'être racheté par un consortium suisse). Le fait que l'ensemble soit classé me rassure : ce bien ne pourra pas être désossé par le nouveau propriétaire qui, suivant les échos, aurait l'ambition de réouvrir ce haut-lieu de la vie bruxelloise.


Après avoir réservé et payé mon entrée on line, j'ai donc pris place dans la file pour assister à la représentation. Le spectacle reprenait des scènes de mapping accompagné d'hologrammes et d'un jeu d'acteurs (avec des stroboscopes : attention aux personnes photosensibles)
Après avoir été doté d'écouteurs (dans la langue de notre choix), nous avons été accueillis dans le hall d'entrée où la 1ère scène avait lieu.


Le marbre recouvrant sol et murs se prêtait magistralement au mapping mais je n'ai pas manqué d'admirer au passage les magnifiques lustres parant ce hall royal; remarquant également les étonnants plafond à caissons et les colonnes de marbre ciselés en harmonieuses décorations sculptées.


Le scénario et les acteurs n'ont rien de mémorables mais le prestige des lieux valait largement le déplacement ! 
Nous sommes ensuite entrés dans la salle de réception tout aussi splendide et grandiose où le mapping était très bien fait et fascinant.






Le mapping nous a conté la construction et les différentes évolutions de l'hôtel tout en contextualisant la ville de Bruxelles dans la chronologie de la ligne du temps (l'hôtel existe depuis l'indépendance de la Belgique) en faisant même un crochet par la disparition du Titanic (le thème fut joué par l'acteur).


Hormis le passage dans la petite salle de spectacle où un mime a joué un petit rôle devant l'assemblée assise, toute la représentation se faisait en 360° et nous étions donc debout pour nous permettre de profiter à fond de l'ensemble de la projection. 

Je n'ai donc pas conservé un souvenir transcendant de la représentation mais je garde une impression émerveillée de l'âme du lieu que je n'avais jamais imaginé pouvoir contempler.
Il est donc trop tard pour assister à "Fantastic Brussels" mais il sera apparemment possible dans l'avenir de visiter à nouveau ces lieux mythiques et parfaitement préservés.



La Framboise Frivole

 


C'est avec une joie décuplée par l'impatience que je me suis rendue à la représentation du dernier spectacle de la "Framboise Frivole" (ils en sont à la 8ème création) ce dimanche 26/02 dans la petite salle de Nîsmes (village du Viroinval en Belgique)

Malheureusement assez méconnus, ces deux virtuoses anversois revisitent la musicologie internationale avec talent et humour. Partant du concept que la musique n'est jamais dotée que de 10 notes, ils virevoltent tant dans le classique que dans le contemporain pour nous prouver que le thème d'un titre est finalement très proche de celui d'un autre; partant dès lors sans crainte de la célèbre "truite" de Schubert pour arriver en final vers un tout autre registre non sans passer par le rap, l'opéra... et mélangeant sans vergogne les styles, les tempo et les musiques (très connues ou moins). Le fil conducteur suivi avec maestro prouvant dès lors que le surréalisme belge (qui s'exporte de plus en plus) n'est pas non plus absent de la musique ! 

Avec Peter et Bart, nous allons de surprise en surprise tant leur style est unique et inattendu. Maniant leurs instruments (piano, violoncelle, saxophone et voix) avec génie, passant par des détours imprévisibles et nous entraînant avec un humour fin et précis dans des circonvolutions étonnantes.

J'ai eu la chance de suivre déjà 4 de leurs créations et mon enchantement est sans cesse renouvelé !  C'est donc, pour moi, toujours un réel plaisir de me rendre à leur représentation que ce soit dans une salle intimiste ou dans un théâtre citadin. En effet, ces spectacles sont désormais joués aussi en France, Luxembourg et Suisse; ils existent également en néerlandais (langue maternelle des protagonistes) : j'admire leur maîtrise du français et leur manière de jongler tant avec les mots qu'avec les notes !

Je ne peux dès lors que vous conseiller d'assister à l'une de leur représentation si vous avez la chance qu'ils passent dans votre région.