lundi 8 mai 2017

Charleroi


Après mes articles sur les villes les plus importantes de Belgique, - telles Anvers, Bruxelles, Bruges et Namur – je ne peux passer sous silence les villes de Gent/Gand, Liège et Charleroi pour clôturer le chapitre.

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à Charleroi, assez mal connue et réputée. J’admets que cette cité du pays noir n’est pas des plus jolies ! Son passé glorieux et l’aura qu’elle pouvait avoir sont depuis longtemps oubliés suite à la fermeture des charbonnages et l’extinction de son industrie métallurgique. Ce haut-lieu belge s’est depuis des décennies vidé de sa substance et a laissé la place à une ville peuplée d’une population de chômeurs et de navetteurs qui se sont vus contraints de chercher du travail vers le Brabant et Bruxelles qui connaissent cependant eux aussi un déclin comme bien des régions d’Europe. Pourtant, ce pays a vu la naissance de l’école de Marcinelle et la multitude des dessinateurs de bandes dessinées qui ont également fait sa réputation.

Sur les bords de la Sambre qui a vu son cours déplacé sur l’extérieur, au milieu de ses terrils – vestige de son passé houillers – la ville cherche à renaître de ses cendres en multipliant les travaux. Aujourd’hui, la ville basse (en bord de Sambre) a déjà changé de visage.

Après une longue période de travaux qui a vu disparaître certaines rues, nombre de maisons et de commerces ; un nouveau centre commercial « rive gauche » a vu le jour et le centre ville a diamétralement été modifié ! Fini l’artère principale qui permettait une traversée aisée du bas de la ville, le Boulevard Tirou a été coupé en deux et fait la part belle aux piétons. Peu à peu, les voitures se voient bannies du centre et le parking désormais réglementé dans toute la ville est devenu un casse-tête pour le visiteur – invité à utilisé les transports en commun.

Pour la gare qui a déjà été retravaillée, il serait question que de nouvelles modifications y soient apportées et qu’une extension commerciale y soit adjointe … est-ce bien nécessaire ?

C’est plus joli, certes mais les années précédents ce grand changement ont été pénibles pour l’ensemble de la population. Les anciens commerces ont énormément souffert du manque à gagner et nombre d’entre autres se sont vus contraints de fermer boutique ou de rechercher un nouvel essor dans la banlieue (les travaux ont été trop longs et pendant longtemps, certains quartiers sont restés insalubres : ces travaux ont fait plus de dégâts immobiliers que les 2 guerres mondiales !)

Un nouveau projet est actuellement en discussion pour transformé et remplacé le vieux quartier sur la partie gauche du quai en port de plaisance pour les petits bateaux qui sillonnent la Sambre – rendant un peu plus difficile le passage des péniches qui le pratiquent également.
La volonté collégiale est de rendre plus touristique cette ville endormie et, il faut bien le dire, délabrée. Il est évident que ces changements profiteront davantage aux chalands qu’à l’habitant précarisé.

Des projets ambitieux traînent encore dans l’imagination des représentants de la ville et il est question de modifier également le haut de la ville. Je crains donc un peu la disparition des derniers vestiges de remparts – la ville avait été bâtie sur base du plan Vauban – et des restes des jardins suspendus que l’on peut encore découvrir près de la rue (piétonne) de Dampremy.
La « ville haute » nécessite cependant bien quelques aménagements, ne serait-ce qu’en adaptant les jets d’eau de la place pour lesquels le tout à l’égout a été choisi en son temps (quel gaspillage !) et qui a rendu le placement des maraîchers – présents tous les dimanches – moins facile.
Trois des grands hôpitaux de  Charleroi ont fusionné et crée le Grand Hôpital de Charleroi, appelé aussi Hôpital Marie Curie situé désormais à Lodelinsart, face au supermarché Makro (désormais en faillite).
Charleroi assiste donc à la destruction de l’hôpital Civil situé en plein centre de la ville (à côté du Palais de Justice) après avoir assisté à la disparition de l’hôpital Gailly ainsi qu’au musée du verre, déplacé au Bois du Cazier à Marcinelle. A deux pas de celui-ci, Boulevard Mayence, l’ancienne caserne de police a fait place à une tour sombre qui domine la ville alors que la caserne des pompiers, anciennement situé sous le palais des expositions, a déménagé aussi en banlieue (Marcinelle).

Après avoir vu la ville désertée par les commerces, les hôpitaux, les casernes… que restera-t-il pour occuper la cité ?


Il y a 30 ans, Charleroi était encore une ville agréable et riante ; le Boulevard Tirou, la rue de la Montagne et la rue Neuve formaient le plus grand centre commerciale du coin et ces commerces diversifiés et chaleureux s’agrémentaient de bistrots sympathiques et typiques. Il faisait bon vivre en ces lieux qui vous menaient indifféremment de la ville basse à la ville haute sans rupture ! Les marchés du weekend (en ville basse le samedi et en ville haute le dimanche) étaient réputés et très courus, offrant aux nombreux chalands la qualité de ses produits. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un ersatz de cette ville ! 

mardi 2 mai 2017

Avoir des enfants



L’option d’être mère (ou pas) est un choix strictement personnel qui ne demande ni jugement, ni critique. Je respecte profondément celles qui ne sentent pas la fibre maternelle et qui choisissent en connaissance de cause de ne pas procréer (même si la société fait généralement subir aux femmes une pression assez forte : la survie de la race humaine est à ce prix !)
Je pense sincèrement qu’il vaut mieux ne pas « donner la vie » qu’être une mauvaise mère. Je crois également, lorsque je vois certaines horreurs dans les médias, que certaines femmes devraient s’abstenir d’avoir des enfants lorsqu’elles n’ont pas la capacité physique, morale ou parfois financière de s’en occuper correctement (il faut malheureusement être aussi capable de réflexion ou de se poser simplement la question du bien-fondé de tomber enceinte ou pas !)

Pour les femmes issues du quart monde, n’ayant pas ou peu reçu d’instruction, porter un enfant n’est même pas un sujet de réflexion : elles sont enceintes parce que c’est comme ça et pour le reste, on verra ! Certaines se révèlent cependant d’excellentes mères, pauvres mais aimantes, peu instruites mais avec un bon sens que d’autres, issues des milieux plus aisés sensés être mieux adaptés, pourraient copier ! Il s’agit donc, à mon sens, bien d’une question de personne et non de milieu social !

Malheureusement concevoir un enfant est quasi donné à toutes les femmes (une femme stérile se sent d’ailleurs bien souvent comme incomplète et souffre de ne pas être comme les autres, trouve profondément injuste de n’avoir pas le pouvoir de décider d’avoir ou pas un enfant) quelles que soit ses capacités à devenir ou non une bonne mère. Au départ, on est juste des géniteurs … c’est à la naissance de l’enfant que l’on devient réellement un père et une mère, ou, dans l’idéal, un papa et une maman ! Je ne renie pas le fait que certaines femmes ne peuvent compter sur la présence du géniteur (un homme qui abandonne femme et enfant n’est qu’un géniteur – que cet abandon soit volontaire ou pas - ! Il s’est contenté de donner son patrimoine génétique et basta !) et se révèlent cependant être de bonne mère et/ou maman.

Il y a effectivement une grosse différence à être une mère et devenir une maman.

On « fait » un enfant pour une multitude de raisons plus ou moins valables, discutables ou acceptables … Parfois sans se poser trop de questions et rarement en pensant à l’impact sur la vie des femmes et en se projetant sur l’avenir (20 ans quand même, ça compte !)
Entre le bébé, l’enfant, l’adolescent et l’adulte en devenir, bien des années et des soucis se présenteront à vous ! Les 9 mois de grossesse ne sont quasi rien face au rôle – souvent ignoré et pourtant extrêmement important – que devra jouer la mère (et par extension le père qui devrait s’impliquer tout autant que la mère de son enfant !)
Il faut être bien conscient que l’arrivée d’un enfant va entraver la liberté personnelle des parents,  limiter les options (temps, finances, etc) pour plusieurs années et finalement changer complètement la vision de la vie que pouvait avoir les géniteurs de l’enfant.
On ne devrait donc jamais avoir un enfant sans y être préparé …

Une fois avoir répondu aux besoins vitaux du nourrisson, la vraie aventure commence ! C’est lorsque le nourrisson devient bébé puis enfant que l’aspect éducatif intervient vraiment. Même si l’éducation intervient dès le berceau : Bébé a très vite compris que c’est mieux dans les bras de maman (protection, sécurité, amour et odeur du lait maternel sont tellement présents !), compris aussi que le moindre pleurs a le pouvoir magique de faire apparaître « maman » ! Il faut donc dès le départ lui apprendre qu’il y a une heure pour tout … pour ne pas devenir l’esclave du petit et nier totalement sa vie de femme : nous ne sommes pas que des « vaches à lait » totalement dévolues à la cause infantile … nous sommes et restons des femmes, des épouses, des compagnes et nous devons aussi garder du temps pour les éventuels autres enfants, notre mari et surtout nous-mêmes ! N’oubliez pas le cordon ombilical est coupé à la naissance, ce n’est pas par hasard ! L’enfant devient une entité propre et vous redevenez une femme indépendante !
Celles qui se veulent « mère parfaite », ont souvent tendance  à s’oublier totalement face à leur petit : c’est un mauvais calcul et parfois source de frustration … Conserver un peu de temps pour soi est tout autant bénéfique à l’enfant : il sera plus heureux dans les bras d’une maman épanouie et détendue (et une fois adulte, il sera lui aussi capable de vivre de ses propres ailes … vous voulez vraiment un « Tanguy » ?)

Puis vient l’éducation de l’enfant : il vous faudra lui apprendre tant de choses ! Marcher, manger, parler … mais aussi vous respecter. Vous n’appartenez pas plus à l’enfant qu’il ne vous appartient. Vous êtes sa maman mais surtout son guide, celle qui fera de lui l’adulte de demain, celle qui sera capable, le moment venu, de lui lâcher la main pour qu’il puisse gagner son indépendance et sa liberté : nous avons été créé pour être libre et responsable et c’est vers ce but que doit tendre l’éducation !
Un enfant ne doit pas être un « bâton de vieillesse » comme une maman ne doit pas être une esclave mais une personne de référence. Nous sommes le mentor de l’enfant et notre espoir devrait être que l’élève dépasse son maître : quelle fierté que notre enfant réussisse là où nous avons échoué ou qu’il dépasse nos espérances en atteignant des niveaux que nous n’aurions jamais imaginé ou rêvé … ou tout simplement, qu’il soit un adulte heureux et équilibré dans le domaine qu’il aura choisi !

Certaines mères trop protectrices en deviennent égoïstes et parfois même castratrices. Cela génère tant de souffrances : l’enfant est contraint de choisir entre se réaliser en tant qu’homme, en ayant parfois l’obligation de se séparer de sa mère pour pouvoir grandir, ou rester le petit enfant de maman sans pouvoir devenir ce qu’il était appelé à être !
Combien de Mozart, d’Einstein, etc ont été détruits par de telles mères ?
Ces mères ne sont pas des mamans … la mère fait un enfant pour elle tandis que la maman donne la vie à un enfant pour en faire un adulte de demain !
L’amour maternel est un don de soi pas un amour calcul («  il me doit tout puisqu’il me doit la vie ») Un enfant ingrat est généralement un enfant qui n’a pas reçu un amour désintéressé !

Choisir d’avoir un enfant est une lourde responsabilité à laquelle il vaut sans doute mieux ne pas trop penser … sans quoi il y aurait probablement moins d’enfant.

En définitive, on donne la vie puis on essaie de faire de son mieux en espérant ne pas commettre trop d’erreur … si on est capable d’aimer l’enfant correctement, je crois que les erreurs seront pardonnées.

samedi 22 avril 2017

Keukenhof


Pour les amateurs de fleurs printanières et d'arrangements floraux; visiter le Keukenhof au Pays-bas est un must ! Nous sommes donc au milieu de la période d'ouverture de ce parc exceptionnel et très réputé puisque les dates d'ouverture s'étendent du 23 mars au 21 mai 2017.

Dés l'entrée, vous en prenez plein les yeux et l'accueil des hollandaises costumées et chaussées de sabots vous mettent dans l'ambiance de ce haut-lieu ouverts au public depuis 1949. Le spectacle y est chaque année différent car les architectes paysagers déterminent annuellement les plantations des bulbes, fournis gratuitement par les exposants tels une façade de leur production et de leur savoir-faire, dans une recherche constante d'esthétisme et de qualité visuelle.
Diverses activités y sont organisées pour le plus grand plaisir des visiteurs : aujourd'hui, il s'agit de "la parade des fleurs" qui est de fait un magnifique corso fleuri.

Je m'y suis rendue en famille il y a quelques années et je dois avouer qu'à ce jour, je n'ai pas rencontré expérience semblable dans ma région. 
Le parc est immense et entouré de magnifiques champs de tulipes que l'on peut aisément contempler du haut du moulin à vent situé au fond du parc. L'idéal pour passer une magnifique journée !


Au milieu de cette explosion de couleurs, on peut également y trouver une magnifique collection d'orchidées (pavillon Beatrix) et quelques autres expositions florales ou artistiques temporaires .
Chaque année, dès le réveil du printemps, la fête est quotidienne pour vous présenter un florilège de fleurs à bulbes faisant la part belle aux tulipes, narcisses et jacinthes plantées en de merveilleux arrangements inspirés par la nature : rivière de jacinthes, plate-bandes en patchwork, etc


Le domaine est très propice à faire le bonheur du photographe amateur qui ne pourra pas résister au plaisir de jouer les paparazzis et prendre des images de ce merveilleux endroit qui sait rester beau même sous un ciel nuageux (mais j'admets que le soleil sublime les lieux !)


Les jardins sont souvent ombragés par de majestueux arbres présents depuis des décennies. Les 32 hectares du parc permettent  de fluidifier les nombreux visiteurs (plus d'un million en moyenne chaque année !) mais il est conseillé de venir dès l'heure d'ouverture pour éviter la masse qui s'y concentre surtout l'après-midi ...


Je ne peux donc que vous conseiller d'y programmer rapidement une visite; si vous n'avez pas la patience d'attendre l'an prochain pour vous remplir les yeux de couleurs, de beauté et apprécier le parfum agréable de ces fleurs qui sont un petit miracle de la nature.


dimanche 16 avril 2017

Trolls & Légendes 2017

Avez-vous entendu parler de ce festival fantastique prenant son siège tous les 2 ans dans la ville belge de Mons ? 
Il s'agit d'une convention extrêmement populaire pour tous les amateurs du genre. Cette année, le festival a inclus le monde du Manga pour se diversifier encore davantage.
C'est le lieu où il fallait absolument se rendre ce weekend car il fait la part belle aux auteurs, artisans et costumés.

Nous nous y sommes donc rendus ce samedi 15 avril en veillant à arriver bien avant l'heure pour avoir l'espoir d'obtenir une place de parking : la popularité et la réputation de ce salon ne sont plus à faire et les parkings sont donc très vite pris d'assaut ! Heureusement, fort de notre expérience, nous savions exactement où nous rendre pour avoir gain de cause (tant pis s'il fallait marcher un peu plus).
Il était d'ailleurs conseiller d'y aller en train, la gare se situe juste derrière le bâtiment MICX où se prolongeait l’événement.

Pour commencer, nous avions tenu compte des bons conseils du site et acheter nos entrées en prévente (pour les avoir un peu moins chères mais aussi pour être sûr de pouvoir entrer : en 2015, certains se sont vus refuser l'entrée faute de place ... le bâtiment n'est pas extensible et il y a donc un quota à ne pas dépasser !).
Bien qu' 1/4h à l'avance, la foule attendait déjà bien compacte devant l'unique entrée prévue pour l'accès aux lieux (sécurité oblige). C'était parti pour une fabuleuse journée entourés de héros de tous les univers.

Superbement guidés par les bénévoles et dûment munis de nos bracelets "passe-partout" nous permettant l'accès aux 2 bâtiments, nous sommes enfin entrés dans le hall avant d'atteindre la première salle où nous attendaient déjà de nombreux artisans et nos auteurs de fantastique.
Il était facile de passer à côté des amateurs de dédicace qui constituaient déjà une file appréciable (à 10 h 15 alors que le festival ouvrait ses portes à 10 h !)... petite remarque, il fallait acheter une entrée plus chère pour avoir le droit de réclamer une dédicace aux auteurs les plus courtisés - c'est regrettable mais les dédicaces sont payantes pour certains auteurs !
Nous nous sommes dirigés vers nos auteurs favoris (moins courtisés et célèbres mais tout aussi intéressants) davantage pour pouvoir les saluer que pour acheter leurs œuvres (nous avons déjà tout acheter !) et nous avons eu la joie de pouvoir échanger gentiment nos points de vue avec eux (depuis le temps que nous les suivons, nous sommes presque devenus amis !)
Dans la salle attenante se trouvait l'univers des jeux de rôle et la possibilité d'acheter certains jeux et même d'y être initiés.
A l'extérieur, un marché féerique nous ouvrait les bras et nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisirs certains artisans que nous côtoyons depuis des années. 
La météo n'a pas vraiment été généreuse pour cette activité extérieure mais les averses furent très petites, la grisaille n'a pu pu entamer la joie et la sympathie de ce petit monde ... et le soleil qui fit parfois son apparition a réjoui bien des costumés qui prenaient plaisir à faire admirer (et photographier) leur incarnation de personnage (et parfois l'originalité de leur personnage créé). Un concours était organisé pour récompenser les meilleurs costumés.

Le bâtiment du MICX, situé à 500 m de l'Expo Arena de Mons accueillait en son sein le salon du Manga accompagné de divers blogueur de ce monde particulier. Tout autour se déployait également un petit marché féerique, ce qui permit à l’événement d'accueillir bien davantage d'artisans qu'en 2015.

Comme nous n'avions pas acheté les entrées donnant accès aux concerts de fin de journée (plus chers et peu intéressants lorsque l'on est accompagnés de jeunes enfants), nous avons quitté les lieux vers 17 h (le salon fermait ses portes à 19 h).

C'est donc le cœur ravi et l'appareil photo rempli de souvenirs que nous avons repris le chemin du retour en fin de journée. 
Encore une très belle édition de ce salon que nous attendrons avec impatience pour l'édition de ... 2019 !

vendredi 7 avril 2017

Walt Disney Studio : saison de la force



En grand amateur de l’épopée Stars Wars, il eut été impensable de ne pas se rendre au pays de Mickey pour participer à la saison « retour de la force » dont la publicité a déferlé sur toutes les chaînes de télévision à coup de reportages et autres documentaires : le marketing américain est vraiment au top pour promouvoir ses produits ! Nul ne pouvait donc ignorer l’existence du programme et nous avions hâte d’y participer et faire d’innombrables photos pour marquer l’évènement.

Nous avions donc programmé un mini trip pour le congé de carnaval afin de profiter à fond de l’occasion. Organisé de mains de maître, tout était prévu jusqu’à la moindre virgule… sauf la météo !
Le temps était maussade mais à cœur vaillant, nul obstacle ne fait peur ! J’avais prévu le déguisement du petit (une chouette surprise) et nous étions parés à affronter Darth Vador lui-même !
Après quelques attractions (et les files d’attente car il y avait assez bien de monde), nous étions fin prêts pour le spectacle ! …  puis la pluie a fait son apparition et le spectacle a été retardé.
Pas de problème, le « cinémagique » nous tendait les bras (formidable, cette attraction a été définitivement supprimée de l’offre depuis : c’était l’occasion de le revoir une dernière fois).

A l’heure dite, nous étions présents sur l’esplanade où allait enfin se dérouler « la marche du premier ordre ». Plus ou moins à l’heure dite, elle fit son entrée devant le public (enfin celui qui n’avait pas été rebuté par la pluie de plus en plus présente), nous étions trempés mais ravis ! Malgré la difficulté, nous avons pris quelques photos tout en abritant, du mieux que nous pouvions, notre plus petit.
Le spectacle « une galaxie très lointaine » devait suivre et nous étions impatients d’y assister, depuis le temps que nous attendions.
Puis la pluie abondante s’est vue accompagnée de rafales de plus en plus violentes et le vent s’est rapidement levé.

Suite à l’annonce de l’abandon du spectacle, nous avons couru vers le carpoor le plus proche ; très mauvais choix, nous étions à l’abri de la pluie mais pas du vent devenu tempête qui a précipité tables et chaises dans nos jambes.
Un repli stratégique était indispensable et nous nous sommes empressés, aussi rapidement que nous pouvions, vers l’entrée du bâtiment principal le plus à même d’accueillir l’ensemble des personnes présentes. Poussés et repoussés par le vent, battus par la pluie, la course fut épique !
Vous pouvez imaginer l’état dans lequel nous nous trouvions après ces petits 50 m que nous avons dû parcourir : trempés jusqu’aux os et pas contents du tout !

L’entrée, obstruée par la présence des personnes déjà à l’abri qui ne voulaient rien manquer au spectacle des coureurs, n’était pas facile d’accès : merci les gens ! Tant pis pour les pieds écrasés et la bousculade, ils auraient pu être plus compréhensifs de notre infortune !

Le kiosque vendant boissons chaudes et en-cas était pris d’assaut : nous avions tous bien besoin de nous réchauffer ! Les magasins furent pris d’assaut et la vente de cape, parapluie et sweat polaire a connu un pic rarement atteint !

Il était 15 h et la journée était finie : tous les spectacles supprimés ; il était dit que nous ne verrions jamais « la célébration galactique » magnifique spectacle nocturne projeté sur « l’hôtel de la terreur » ! Nous en avions rêvé, nous restions sur notre faim …

Un passage obligé vers le Disney Village pour acheter des vêtements secs (nous étions gelés) et nous étions repartis vers notre hôtel : tristes et un peu dégoûtés de notre malchance !

Sur mes 25 passages dans le royaume de Marne-la-Vallée, je n’avais jamais goûté à une météo aussi infecte (je n’en veux nullement à Disneyland Paris, il y a généralement un microclimat qui garanti un temps plutôt acceptable quelque soit la saison)

La seule chose qui pu me consoler était l’idée d’avoir pu bénéficier d’une offre intéressante pour le prix des entrées : il faut admettre que € 40/par personne pour une présence de 10 à 15 h reste néanmoins un peu cher ! Mon passage pour Halloween, fin novembre donc, fut agrémenté d’une météo bien plus généreuse !

Conclusion : je pense avoir désormais visiter Disneyland Paris et avoir pu le contempler dans tous ses aspects et par tous les temps !

C’est promis, pour l’anniversaire des 25 ans, je choisirai mieux la date de ma visite !

lundi 3 avril 2017

Le château du Père Noël


Cette très belle exposition avait pris adresse dans un chapiteau face à l’étonnante gare des Guillemins de Liège.
Il était donc très facile de prendre le train pour se rendre sur les lieux évitant ainsi tout problème d’embouteillage et de parking propre aux grandes villes.

Bien que l’emplacement était visible dès l’arrivée sur les lieux, le public était prestement dirigé à l’aide de flèches claires et imagées : on ne pouvait pas perdre son temps à chercher !

Nous avions profité des congés de fin d’année pour nous y rendre et la date était particulièrement bien choisie puisque nous n’avons pas eu à déplorer une foule trop importante (l’horaire y était sans doute également pour quelque chose : il vaut toujours mieux arriver pour l’ouverture ou pendant le temps de midi pour éviter l’affluence)  par ailleurs, nous avions combiné cette visite avec celle du marché de Noël qui avait lieu sur la place des Palais. Nous aurions cependant pu parfaitement y intégrer la visite de l’exposition « Terracota » qui a toujours lieu jusqu’au 26 avril 2017 mais la présence d’enfants ne me semblaient pas judicieuse. Cette dernière exposition se trouve dans les locaux connexes à la gare TGV de Liège.

Le passage aux caisses fut rapide et le prix n’était pas trop exagéré vu la précision et l’amour du détail qui avaient patronnés l’organisation de cette vitrine française qu’avait déjà accueilli d’autres villes et pays avant le nôtre. Ladite exposition avait par ailleurs été officiellement présentés par les journaux télévisés et avait fait l’objet de sujet parfois controversé dans les réseaux sociaux – tout le monde n’adhère pas à l’usine du Père Noël et ses lutins. Personnellement, j’ai gardé mon âme d’enfant et je m’aligne sur les miens pour vivre aussi à travers leurs yeux.








Honnêtement, j’ai trouvé cette exposition assez petite (condensée) mais très bien faites : personnages, costumes et jouets - originaux et d’époque - présentés étaient de très bonne qualité et il était plaisant de voir la mine réjouie des enfants. Dans le contexte où nous nous trouvions, il était très aisé de prendre toutes les photos que je désirais et la présence du Père Noël est rapidement venue égayé les lieux, avec l’inévitable distribution de bonbons sans laquelle aucun Père Noël ne serait crédible !
Le décor sous chapiteau avait vraiment essayé de reproduire l’intérieur d’un château : cela ne faisait pas totalement illusion mais l’effort y était.

Après l’arrivée d’une foule plus nombreuse, nous ne nous sommes pas attardés : c’était nettement moins fun de voyager dans les allées devenues un peu étroites et les possibilités de photos (toujours possibles) s’étaient amenuisées … difficile de photographier sans présence d’humains (qui n’ont plus que rarement la patience d’attendre que j’ai pris ma photo pour se placer devant mon objectif et ruiner la prise de vue) !... difficile aussi de contenter le photographe amateur cherchant un bon rendu et quelques effets pour sublimer les photos !
Peu importe, j’avais eu largement le temps de me faire plaisir et eu l’occasion de faire asseoir mon enfant sur le renne prévu à cet effet de même que sur les genoux du bon vieillard !

De plus, nous avions d’autres projets pour occuper notre journée liégeoise.

mardi 28 mars 2017

Atrebatia - les escales imaginaires - Arras



Arras est située dans le Nord de la France, plus spécifiquement dans le Nord-Pas-de-Calais, pas bien loin de la frontière belge et rapidement accessible via l’autoroute du Nord.

Faisant partie intégrante de la Flandre française, elle se caractérise par son architecture flamande flamboyante : son beffroi de style gothique est magnifique et sa salle d’armes absolument remarquable ; c’est également en ses lieux que l’on rencontre les géants (lorsqu’ils ne sont pas sortie).
La place des Héros qui lui fait face est pavée à l’ancienne et entourée de maisons de maître (des magasins) typiques (plutôt baroques) : il faut surtout admirer les étages et toitures non dénaturés comme les rez-de-chaussée.


C’est dans cette ville classée « ville d’art et d’histoire » et dans ce cadre  scintillant que se développe depuis quelques années « les escales imaginaires » dite « Atrebatia » - festival fantastique – néanmoins limitées par l’exiguïté des lieux qui valent cependant vraiment le déplacement.



C’est la raison pour laquelle, surtout lorsque le temps le permet, l’animation s’exporte hors des murs du beffroi et l’on peut y rencontrer – en dehors des personnages habitués et habituels des mondes fantastiques – des groupes musicaux et autres danseurs , un joueur de cornemuse (en 2017), des conteurs … qui se plairont à vous entraîner de manière bonne enfant dans leurs univers respectifs.
Le beffroi, accolé à l’hôtel de ville, accueille en son sein différents artisans et auteurs. Un petit marché féerique y occupait couloirs, escalier tandis que la salle du rez-de-chaussée et la salle d’honneur à l’étage étaient principalement dévolues aux auteurs.
Cette année, l’hôtel de Guines complétait l’offre pour accueillir des ateliers et diverses activités.

Pendant tout le weekend, un programme bien détaillé a jalonné les journées en guidant la foule nombreuse (parfois trop) d’un lieu vers un autre.

Je dois admettre qu’il valait mieux se présenter avant l’heure officielle d’ouverture du festival pour avoir le loisir de parcourir, à son aise, les allées et pouvoir échanger quelques paroles avec les artisans et auteurs présents.
Les soirées furent très agréablement passées au son des musiques, rires et à la lumière des torches.

Bien que la météo ne fut pas particulièrement clémente, l’édition de cette année fut une réussite … je regrette simplement que davantage de participants ne puissent y intervenir (faute de place toujours) afin de donner à cette fête un retentissement encore plus important.

Je ne dis pas que j’y retournerai chaque année mais je ne regrette nullement d’avoir fait le déplacement tant pour la beauté des lieux que pour l’esprit festif qui règne toujours dans ce genre de manifestations.

J’aime beaucoup aussi le climat qui y domine : sous leurs déguisements, les différences et les classes sociales disparaissent totalement et, jusqu’à présent, je n’y ai pas vu de rivalité entre les « membres » de ces mondes (je parle ici des artisans et costumés ; la foule des « curieux » ; le public – bien qu’ils soient les bienvenus – ne s’intègrent pas vraiment dans ce monde bien précis…)

J’envisage vraiment de me construire un personnage pour y vivre avec eux !