lundi 16 octobre 2017

La bande dessinée



Personne n’ignore qu’un des fleurons de la Belgique et plus encore de Charleroi, fief des anciennes Editions Dupuis qui ont vu éclore bien des talents, est bien la bande dessinée.

La bande dessinée, plus intimiste que le cinéma et moins pompeuse que la littérature est connue comme un art mineur… Cependant, cette expression écrite est bien plus que cela.

Combien d’enfants, ne sachant pas encore lire, ont pu commencer leur initiation grâce à ses livres parfois sans texte, développant par là même leur imagination, leur créativité ?
Combien de jeunes n’aimant pas la lecture n’ont pas au moins eu le plaisir d’ouvrir ce monde imagé sans être rebuter par des écrits et n’ont pas connu la curiosité de lire quand même quelques lignes pour découvrir le contexte du récit ?
En effet, la bande dessinée est non seulement délassante mais également une amorce, un appât pour attirer de futurs lecteurs qui pourraient, qui sait, développer un intérêt soudain pour le monde de la lecture.

Evidemment, avec l’essor de la télé, des pc et autres écrans, les jeunes ont désormais bien d’autres occupations par temps de pluie quand ils ne peuvent se divertir en extérieur (et malheureusement même quand il fait beau tant l’attrait est grand pour ce plaisir facile où aucun effort n’est demandé). Cependant, le plaisir d’une belle BD aux dessins beaux, attirants ou relevant du domaine de prédilection du jeune reste toujours vivant même pour les jeunes générations surtout lorsque leurs parents ont su les intéresser ou leur interdire l’accès à leurs vieilles BD (devenues collector ou ayant pris de la valeur - un original, une première édition d’un auteur reconnu peut avoir pris énormément de valeur : tout est question d’offre et de demande ! -) : il est certain que, pour un enfant, rien n’est plus attrayant que le fruit défendu !

L’âge d’or de la bande dessinée est sans doute passé mais il y aura toujours des irréductibles qui chercherons la BD manquante pour compléter leur collection (tant que les collectionneur existe, la BD survivra !) et preuve en est face aux bouquineries et magasins spécialisés qui existent et même ouvrent encore aujourd’hui ! Je ne connais pas de ville où il est impossible de trouver une bouquinerie (telle celle, très réputée, de Lille qui ne fait pas seulement dans la BD cela dit ; ou encore « Pêle-Mêle », « Tropismes » sur Bruxelles pour ne citer que celles-là ; « Farfouille » et « BD chocs » sur Charleroi … pour les BD d’occasions - ou encore la chaine de magasins « BD world » que l’on retrouve un peu partout pour les livres neufs ; « Brussels » est aussi très réputée sur Bruxelles (et spécialisée dans la BD et les Mangas).

Non !  La bande dessinée n’est pas morte et est même loin de l’être ! A l’heure actuelle, de nouvelles séries sortent encore et de célèbres collections ont été reprises par d’autres dessinateurs que leurs inventeurs (par exemple, « Spirou et Fantasio » ne sont pas mort après le décès de Franquin – bien qu’il n’en soit pas le créateur - ; « les Schtroumpfs » ont survécu au départ de Peyo ; etc) Les anciens dessinateurs et scénaristes, qui ont développé cet art, continuent à exister grâce à des jeunes qui ont repris leurs héros et perpétué ce moyen de communication. De nouveaux héros prennent naissance sous le trait de leur crayon, certains avec succès et d’autres pas mais l’imagination, même si elle se modernise et tombe parfois dans l’érotisme, subsiste !

Tous les genres sont désormais représentés et il est certain que vous pourrez toujours trouver votre bonheur quel que soit votre domaine de prédilection !
La gamme est très largement étendue : fantastique, comics, horreur, jeunesse, érotique, pour adulte …

lundi 9 octobre 2017

Le Golfe du Morbihan



Réputé comme une des plus belles régions de Bretagne, le Golfe du Morbihan est bien plus proche de la Vendée que de la pointe nord de la France. Cet état de fait lui permet de jouir d’un climat bien plus clément que le Nord et ajoute donc un intérêt touristique bien plus attrayant. Doté de nombreuses iles, ce golfe a des airs de petite mer « Méditerranée » sans cependant bénéficier des mêmes assauts solaires.

C’est donc le cœur léger que nous avons pris la décision d’y passer une semaine cet été. Nous avons eu la joie de profiter d’un beau soleil même si la température a rarement excédé les 20°.
Notre choix s’était porté sur la presqu’île de Rhuys dont les attraits ne sont pas négligeables.

Nous devons donc parler de vacances sportives car la météo n’invitait guère à la bronzette ! Le temps idéal donc pour pratiquer la marche (de belles randonnées sur les sentiers côtiers) et la pratique du vélo facilitée par le fait que le dénivellement ne dépassait pas les 50 m. La presqu’ile est caractérisée par des découpes rocheuses le long du Golfe et de jolies falaises entrecoupées de plage de sable côté Océan.



Je conseille donc particulièrement ces lieux pour la pratique du vélo, en effet, tout est parfaitement étudié pour en rendre l’accès facile : pistes cyclables, zones réservées, pont ou tunnel pour éviter l’unique grand route (interdite aux cyclistes) … C’est la manière idéale pour visiter la presqu’île puisque beaucoup de sentiers sont interdits aux automobiles. De plus, comme écrit précédemment, les côtes et descentes sont petites et donc facilement abordables par des cyclistes du dimanche.

La marche à pied y est également très répandue et privilégiée : les chemins côtiers interdits aux véhicules vous permettent des points de vue magnifiques. Je recommande particulièrement les falaises du côté de St Jacques ; les plages et marais dans la zone de Sarzeau n’ont que peu d’intérêt même si l’accès au château de Suscinio est agréable (la vue du château via les marais est entravée par les arbres).
Je recommande aussi de bonnes chaussures de marche (pas des sandales ouvertes) : la présence de sable et de cailloux est très désagréable et l’idée de marcher pieds nus doit être oublier : il y a des chardons et autre flore piquante sur le parcours !



Concernant l’unique grand route qui permet un accès rapide dans toute la presqu’ile, il est conseillé de faire attention en semaine aux heures de pointe car l’accès est alors très ralenti. C’est beaucoup plus roulant en weekend !

Les marchés hebdomadaires vous entraineront dans toute la presqu’île mais je conseille ceux du weekend qui sont nettement plus fournis et offrent un panel de marchandises bien plus grands (notamment en artisanat)

Hormis les paysages, il n’y a cependant pas grand-chose à visiter … peut-être les châteaux, le moulin à marées et l’ostréiculture. Par contre, les maisons fleuries sont bien jolies et, si vous aimez les hortensias, vous serez comblés ! Au niveau culinaire, c’est également le bon endroit : je m’y suis régalée pour des prix très abordables… ce que l’on mange bien en Bretagne ! N’hésitez pas à fouiller les lieux pour trouver des petits restaurants bien réputés …
Un petit bémol cependant pour l’unique crêperie situé près du château de Suscinio : je n’ai jamais été aussi mal reçue ! Son monopole sur les lieux en font un endroit très sélect et les réservations sont obligatoires … ce n’est cependant pas une raison pour être aussi désagréable avec les clients éventuels et l’on peut parfaitement refuser des clients avec politesse et le sourire. Partout ailleurs, l’accueil fut à la hauteur de l’excellente réputation bretonne !



A l’entrée de la presqu’ile, vous pourrez visiter Vannes. C’est une jolie petite ville au port attrayant, une belle cathédrale, un vieux lavoir, de magnifiques jardins fleuris et de belles maisons en pierre.

J’ai beaucoup aimé « le jardin des papillons » où le décor est très beaux mais les papillons tropicaux – en fonction des naissances – sont difficiles à photographier. Cependant, vous y trouverez les mêmes papillons que dans la plupart des serres à papillons (ils travaillent en collaboration, s’échange des cocons et sont une dizaine répandus dans toute la France) : il est néanmoins toujours intéressant de s’y rendre car ces lieux sont tenus par des passionnés qui n’hésiteront pas à dispenser leur savoir avec gentillesse et … passion  !

lundi 2 octobre 2017

Jersey




Située sur le Gulf Stream et en territoire anglais, l’île de Jersey est une petite île charmante aux atouts bien réels. Cela faisait déjà des années que j’avais songé m’y rendre et elle faisait partie de mon programme de vacances de cette année !

Etant donné les difficultés à y trouver un logement (et son prix), nous avions trouvé plus simple de loger sur St Malo et prendre le ferry pour nous y rendre (1h de bateau, ce n’est pas énorme !) Selon, nos renseignements, 2 jours étaient nécessaire pour faire le tour de l’île et pouvoir admirer la richesse de ses paysages (il fallut donc prévoir 4 voyages en ferry).
Premier inconvénient : il faut être présent 1h (à l’aller comme au retour) avant l’embarquement pour faire toutes les démarches administratives et passer d’abord par la douane française puis, sur l’île, la douane britannique. Nous avons eu de la chance le premier jour tant pour la douane que pour le transit : la mer était clémente. Il en fut tout autrement le second jour : la douane nous a offert une fouille assez musclée avec une attitude très rébarbative et la mer fut houleuse (1er conseil : allez-y en avion et/ou loger sur place pour n’avoir qu’un seul passage aux douanes à l’aller et au retour !) Cependant l’accès à la boutique « free tax » n’était pas inintéressant …

Pour faciliter les visites, nous avions pris la précaution de louer un véhicule adapté à la conduite à gauche et plus petit que notre véhicule habituel … nous avons eu une excellente idée : les routes sur l’île sont très étroites ! Cependant, la location de bicyclettes aurait été encore plus judicieuse, nous aurait permis d’emprunter toutes les routes et accéder à des lieux interdit aux véhicules. Seule problème, 2 jours n’auraient pas été suffisants ! L’île n’est pas vraiment grande mais les dénivelés sont assez conséquents pour des non sportifs !

2ème point d’attention : commerces et musées ouvrent vers 10h, ferment pendant midi et cessent toute activité à 17h … fort court pour avoir le temps de tout visiter (impossible en 2 jours) : nous n’avons donc pas pu faire du shopping à St Helier alors que c’était encore les soldes ! Il est donc inutile de réserver le dernier ferry sous peine d’attendre pendant des heures dans la gare : il n’y a plus rien à faire sur place après les heures !

Dernier point, on nous avait dit que la carte Visa est utilisée partout et qu’il n’était donc pas indispensable de nous munir de Livre Sterling (Jersey a pouvoir de battre monnaie mais la Livre Jerseynne n’est acceptée que sur l’île !) c’est malheureusement inexact … nous n’avons donc pas eu l’occasion d’acheter des souvenirs !



Sur place, nous avons admiré le Mont Orgueil et sa jolie cité mais nous n’avons pas visité le musée médiéval (dommage mais on n’aurait su faire que ça !), nous avons par contre privilégié le zoo Durrel pour plaire aux enfants … cette visite n’est pas indispensable ! Par contre, je vous recommande la visite de la fondation d’orchidées : cette collection de fleurs est absolument fabuleuse ! (encore plus si vous êtes amateur d’orchidées !!!)



Les paysages situés sur la partie ouest de l’île sont nettement plus spectaculaires que ceux situé sur l’autre côté de l’île (nettement plus dénivelé aussi !) De même, les plages sont plus attrayantes du côté ouest (sable) alors que l’Est offre plutôt des plages de roches… Vous y rencontrerez d’ailleurs bien davantage de touristes !
N’hésitez pas à parcourir quelques sites à pied, cela en vaut vraiment la peine (le gouffre du diable notamment !)
Le « War tunnel » raconte l’histoire des iliens durant la seconde guerre mondiale : ce musée est très bien fait et si l’entrée ne paie pas de mine … ce serait une erreur de se fier à sa première impression : ce musée est très intéressant, c’est très grand et superbement imagé ! Mon mauvais anglais suffisait pour parfaitement comprendre les explications.

Nous avons également visité la fabrique de bijoux avec les perles de culture de Jersey : c’est très beau et il y en a pour tous les prix ! La fabrique offre également un agréable petit salon de thé doté d’excellentes pâtisseries.

Pour le reste, comme dit en début d’article, nous sommes loin d’avoir eu l’occasion de tout visiter, nous regrettons notamment le « musée Mansell » et ses collections dévolues à ce grand coureur de F1 et n’avons pas eu l’occasion de voir la coupole située sur le point haut de la ville de St Helier. Jersey a la particularité de moderniser les bâtiments sans changer l’aspect extérieur (ancien) des bâtiments, cela contribue à conserver les constructions d’origine.
Ladite coupole, ancienne prison, renferme aujourd’hui un complexe sportif très performant.
Nous avons pu, en dernière minute, parcourir une galerie commerçante installée dans une ancienne usine.

Un souvenir mitigé donc et un goût de trop peu pour cette visite hors de France.



lundi 25 septembre 2017

Les jardins exotiques de Roscoff



Dans le contexte de mon voyage en Bretagne, j’avais planifié un passage sur la côte de granit rose que l’on m’avait fortement conseillé. C’était un avis pertinent, malheureusement, la météo était assez capricieuse et mon impression dès lors mitigée.

J’ai admiré Perros-Guirec et j’ai eu l’occasion de prendre de très jolies photos mais ma joie était douchée (c’est le cas de le dire) dans le port de Ploumanac’h. Pas question donc d’emprunter le chemin des douaniers qui, par beau temps, m’eut permis de découvrir une  côte magnifiquement réputée. J’ai néanmoins découvert une excellent restaurant sur le port : ce que l’on mange bien en Bretagne !

J’ai cependant eu la joie de pouvoir découvrir le jardin exotique de Roscoff sans pluie : les gouttes d’eau encore présentes sur feuilles et fleurs ont ajouté une dimension et un éclairage différents qui ne m’a pas déplu.

Ce jardin est géré par une bénévole véritablement passionnée par la flore et la faune avec une conversation des plus intéressante : elle nous a également cité d’autres lieux à visiter dont nous avons pris bonne note !
Le jardin n’est pas subsidié mais le prix d’entrée reste tout à fait abordable, l’offre florale vaut le détour.

La visite est fléchée et permet de voir l’ensemble du jardin sans presque passer deux fois à la même place sans rater aucune plante. Le point d’orgue est bien évidemment la montée sur le rocher qui permet non seulement d’avoir une vue sur la côte et ses rochers roses, ainsi que sur le port de plaisance le jouxtant mais également une flore montagnarde assez impressionnante.

Beaucoup de plantes rares et remarquables sont disséminées tout le long du parcours et l’on voit aisément tout l’amour des jardiniers et leur volonté de préserver un patrimoine floral d’exception.

Profitant de l'influence du Gulf Stream, ce jardin dispose de fleurs et plantations tropicales qui survivent à l'hier; et l'on peut y admirer des "Protée " originaires d'Afrique du sud installée en pleine terre (elles ne s'acclimatent habituellement pas dans le Nord !)



Vraiment, je vous conseille vivement de visiter ce fabuleux jardin. Personnellement, je n’ai pas hésité à me détourner de ma route pour y faire un passage (entre 2 averses).

mardi 19 septembre 2017

Huelgoat



Situé entre St Malo et Vannes dans cette belle Bretagne, le village d’Huelgoat et son site étonnant sont assez peu connu des touristes comparé à d’autres lieux plus prisés et pourtant nettement moins fascinants.
Il s’agit pourtant d’un site plongeant allègrement dans l’ambiance mystérieuse de cette région légendaire : rien n’est plus troublant que cette contrée celtique.

Il faut admettre que rien dans le village, charmant au demeurant, ne laisse présager l’étonnement lorsque l’on arrive sur le site dont l’entrée assez secrète permet l’accès. Visiblement, il faut y venir exprès et chercher l’endroit – qui vous est cependant gentiment désigné par l’Office du tourisme – pour y arriver. Point de boutique ni de publicité outrageuse pour tirer un profit quelconque de cette curiosité locale.
Seuls les amateurs sincères (et bien renseignés) visitent donc les lieux et cela évite certainement leurs dégradations !
C’est d’ailleurs une amatrice passionnée qui nous a parlé de cet endroit dont nous n’avions nullement connaissance !



Juste à côté du village, longeant le torrent issu du déversoir du lac, nous nous sommes donc introduit à l’orée du site. D’emblée, c’est le choc car je n’avais jamais rien vu de semblable !
D’immenses roches de granit arrondis par le temps, les éléments et la force du torrent, sont exposés à ma vue. Recouvert d’une belle mousse verte, l’ensemble est magique. Suivant le torrent (qui a certainement dû être très violent dans les temps anciens), nous nous sommes immédiatement retrouvés face à un gouffre où les eaux se précipitaient avec violence (attention où vous mettez les pieds, le site n’est pas adapté pour tous les marcheurs, les habitants ayant pris l’option de laisser la nature seule maître des lieux et je les en remercie !) S’en suit alors un long périple à travers roches et forêt, les pentes succédant aux descentes vers des roches plus remarquables, tels le « champignon » ou la « roche tremblante » à travers une forêt où les mousses montent jusqu’à la cime des arbres (preuve irréfutable que l’endroit est sujet aux brumes fréquentes ajoutant encore davantage de mystère aux lieux déjà captivants) ! Par endroits, de timides escaliers taillés par l’homme facilitent un peu l’accès mais la nature vous foudroie de son éclatante beauté !



Dotez-vous de bonnes chaussures de marche (éventuellement d’un bâton de marche) et de courage, car il faudra toute la force de vos mollets pour visiter l’entièreté des lieux qui vous sembleront bien loin de l’activité humaine alors que la forêt est longée en sa totalité par une route accessible aux voitures ! Vous aurez l’impression de vous trouver dans un no man’land paisible alors que vous serez maximum à 3 km du village !

J’ai été très étonnée du respect tangible que j’ai vu dans cette forêt : pas de fleurs cueillies, pas de champignons volontairement détruits – j’ai pu observer de magnifiques girolles, des pleurotes parfaitement préservées ! – pas de branches d’arbres arrachées, pas de mousse détachées … ce fut vraiment un bonheur de se promener et d’admirer si belle forêt respectée !



Non loin de l’entrée, au sein d’un jardin floral – sans doute vestige d’un jardin zen – vous pourrez vous sustenter dans la crêperie tenue par un trio sympathique de jeunes hommes dont la qualité de leur offre égale la gentillesse de leur accueil. C’est le seul endroit où vous pourrez obtenir l’une ou l’autre carte postale de ce site discrètement protégé.

Je constate que les bretons sont davantage intéressé par la passion, l’amour de leur culture celte que par l’appât du gain ! Ni publicité tapageuse, ni recherche du profit qu’ils pourraient facilement obtenir pour leur site unique mais toujours un accueil chaleureux et un bonheur de voir les mines réjouies des vrais amateurs respectueux de la nature (je n’ai effectivement vu aucun déchet malgré les tables de pique-nique disséminés dans la forêt et non accompagnés de poubelles : apparemment, les pique-niqueurs ont tous soin de reprendre leurs papiers – ce qui est toujours l’attitude que nous respectons !)


lundi 11 septembre 2017

Futuroscope




Profitant de mes vacances dans la région, j’ai passé 2 jours dans ce parc d’attractions mondialement connus ! Cette année, ils fêtaient leurs 30 ans d’existence et c’était donc le moment idéal pour s’y rendre. Eu égard à la particularité des attractions de ce parc, je reconnais avoir attendu sciemment que mes enfants soient enfin arrivés à un âge convenable pour pouvoir en profiter avec eux : j’en ai un peu marre de rester sur la touche face à une attraction parce que le petit dernier est trop petit pour y participer !
Mon passage dans le Poitou a donc été guidé par l’envie de visiter à fond ce parc et deux jours me semblaient nécessaire pour se faire.

Afin d’éviter la fatigue, nous avons commencé par y passer la nuit : notre choix s’est porté sur l’hôtel « les pirates » afin d’ajouter un plus pour les enfants… c’est chouette de dormir dans une chambre thématisée et nous avons apprécié de dîner dans le restaurant « pirates » où un buffet à volonté nous attendait et où de gentils pirates distrayaient, sous une surveillance bonne enfant, les chers petits aux appétit plus modérés que les nôtres afin de nous permettre de manger à notre aise et en suffisance. Nous avons pu apprécier le cadre et la qualité de la nourriture (et les enfants se sont beaucoup plûs !)

Le lendemain, nous étions donc face à l’entrée dès l’ouverture mais retardés d’une petite heure grâce au plan Vigipirate d’application dans tous parcs d’attractions qui se respectent.
Après une fouille relativement poussée, nous avons enfin pu pénétrer séant et nous prêter aux photos avec les héros du parc soit Scrat et un lapin crétin… le ton était donné pour une journée de délire.

Nous avons immédiatement été dirigé vers les attractions les plus prisées en fonction de leurs heures d’ouverture et je dois reconnaitre que cela était rondement mené pour nous éviter de perdre du temps ! Le personnel présent et en suffisance nous a indiqué durant toute la journée les attractions où aller « séance - lapins crétins - dans 10 minutes ou - Arthur - dans 20 minutes » ce qui nous laissait le temps de nous rendre sur place sans faire trop de file et d’éviter de perdre du temps en se demandant quelle attraction faire. Cela nous a permis de quasi tout voir la 1ère journée (et s’il n’avait fallu manger, nous aurions eu le temps de tout faire !). Le second jour fut donc plus cool nous permettant de manger à notre aise et courir les magasins, tout en nous permettant de revivre les attractions qui avaient reçu notre préférence et terminer la visite des attractions pour lesquelles nous n’avions pas eu de temps la veille.

Le spectacle du soir initié par le Cirque du Soleil n’était pas mal mais ne s’est, parait-il, par renouvelé depuis sa mise en fonction et je dois constater que depuis d’autres parcs ont nettement surenchéri sur le concept. Pas mal mais pas non plus grandiose donc … d’autant qu’un petit crachin est venu perturbé l’affaire : le spectacle a bien eu lieu mais les gradins mouillés n’étaient guère avenant et la météo peu propice aux photos !

Le cadre et la décoration, de même que la flore, sont très agréables et c’est assez joli ; les files pour accéder aux attractions ont été pourvues d’une thématique pour faire patienter les spectateurs. Les attractions ne se prêtent évidemment pas aux photos, raison pour laquelle certaines attractions vous offrent la possibilité d’être pris en photos avec la thématique. L’achat vous permet de faire directement envoyer le fichier sur votre adresse mail.


J’ai donc passé un moment très agréable dans ce parc et je suis très heureuse d’avoir pu vivre ces expériences mais je n’ai pas vraiment envie d’y retourner. Je crois que ce parc est bon à voir une fois… ou peut-être dans quelques décennies pour voir s’il s’est amélioré ?

lundi 4 septembre 2017

Pays de Brocéliande



Un petit conseil avant de vous rendre dans les terres de Brocéliande, choisissez une journée ensoleillé (mais pas trop), prévoyez de bonnes chaussures et un pique-nique !

Nous avons donc profité d’un séjour en Bretagne pour nous rendre dans ces lieux épris de légende arthurienne.
Direction, le château de Comper (payant) et la visite du musée (qui a bien évolué depuis une dizaine d’années) puis un passage obligé à l’Office du tourisme de Paimpont pour obtenir une carte reprenant tous les lieux à voir.

Nous avons donc passé la journée à sillonner la région pour découvrir les sites les plus intéressants : tombeau de Merlin, Chêne Guillotin, val sans retour, etc …
Que de kilomètres parcourus tant en voiture qu’à pied pour photographier quelques cailloux disséminés dans la grande forêt et observer quelques sites mégalithiques !

Ce que je peux en dire : c’est un piège à touristes ! La forêt est très belle mais il y en a bien d’autres mieux encore (un incendie a détruit  la vieille forêt ne laissant que quelques chênes vénérables dans une forêt plutôt jeune !)
La région a certainement voulu se doter de curiosités pour attirer le nombreux public qui a parcouru  les mêmes lieux que nous. Rien d’exceptionnel donc mais cela aurait été encore pire si la pluie avait été de la partie : en effet, il fallait parcourir, la plupart du temps, un minimum de 2 km à pied pour atteindre les sites et en revenir.



Cependant, les magasins de souvenirs sont bien approvisionnés et il y a un grand choix d’objets médiévaux et légendaires. Les commerçants ne sont pas vraiment sympathiques et l’offre culinaire est quasi inexistante !

Le marché médiéval de Paimpont ce 4 août était très petit mais les artisans étaient intéressants. Malheureusement, la pluie s’étant invitée, nous n’y avons fait qu’un court passage ! Il est à noter que certains magasins avaient fermés leurs portes à 16h en raison de ce marché, ce qui a rendu notre passage encore plus décevant !

Je ne conseille donc pas cette visite, hormis peut-être pour les plus passionnés, sauf lors des fêtes médiévales qui ont eu lieu au château de Comper fin juillet et à Paimpont ce weekend.
On sent cependant que chaque commune cherche à tirer la couverture à elle : il n’y a aucune interaction d’un lieu à l’autre et vous êtes totalement laissés à vous-même !



Une visite donc navrante pour moi car j’eus pu découvrir des villages plus beaux comme Rochefort-en-Terre qui, fière de son label « village préféré des français 2016 », offre un assortiment de commerces et artisans très attrayants, des restos sympas et pas trop chers et des maisons magnifiquement fleuries. Il faut savoir que ce village est entièrement piétonnier jusque 19h (heure de fermeture des magasins). J’y ai vu des articles d’excellente qualité et y ai reçu un bon accueil ; avec une petite note particulière pour le restaurant « Freine le temps … » à l’extérieur du village et couru uniquement par des habitués (une hérésie d’être de la sorte boudé par les touristes de passage ! L’accueil est cordial, la nourriture excellente et les prix extrêmement démocratiques !)