jeudi 28 janvier 2016

Pairi Daïza



Site hyper connu, surtout depuis l’arrivée des pandas, et dont la réputation a largement dépassé les frontières de notre petite Belgique. « Pairi Daïza » répand sa compétence, sa beauté et son savoir faire à travers le monde et rivalise avec les plus grands zoos et parcs animaliers vieux de parfois plusieurs décennies.

J’ai eu la chance de connaître ce parc dès son origine, à l’époque où il s’appelait encore « Paradisio » et ne présentait que quelques volières (sa vocation initiale).
Rien n’aurait pu me laisser pressentir l’immense évolution de ce dernier. Il faut admettre que les nombreuses difficultés ne lui ont pas été épargnées et qu’il a fallu la volonté et toute l’énergie de son concepteur pour se maintenir, s’agrandir  et évoluer vers son état actuel.
Eric Dombs, le génial initiateur du projet, n’a de cesse d’ailleurs d’affirmer son désir d’encore améliorer et diversifier davantage les lieux.

Il faut reconaître que ce parc animalier révolutionne dans sa conception et son respect pour les animaux (dans la mesure du possible évidemment, il est exclu d’imaginer la possibilité de présenter des animaux dans leur milieu naturel en pouvant respecter le territoire nécessaire pour leur essor) ; certes, un zoo reste un zoo et je ne peux concevoir que ces animaux soient réellement heureux en captivité mais il faut avouer que les décors sont prestigieux et ces écrins mettent particulièrement en valeur la beauté et la santé de ces animaux.
Je continue cependant à penser que seule la liberté peut apporter le bonheur à des êtres qui ne sont pas aussi insensibles qu’on voudrait nous le laisser croire.

Je peux accepter l’idée qu’en ces lieux, ces derniers soient au moins à l’abri des braconniers et autres chasseurs ; que la préservation de l’espèce soit assurée mais j’ai bien peur que, malgré tous les efforts consentis, aucun des nouveau-nés ne puisse réellement être réintroduit dans la nature. Je conçois que ce fut pourtant le cas pour les faucons en Ardèche mais je ne suis pas certaine que n’importe quelle espèce puisse réussir sa réintroduction avec autant de succès !
A quel point donc ces projets de sauvegarde de l’espèce ne servent-ils pas surtout la volonté de présenter des bébés animaux plus racoleurs que leurs congénères adultes ? J’admets toutefois qu’il vaut mieux cela que rien du tout et, même s’il ne s’agit que d’illusions, il est primordiale qu’une espèce ne disparaisse pas … non tant pour le plaisir des yeux humains mais pour éviter la perte d’un patrimoine, de la richesse de la diversité et de la génétique.

Par contre, il est tout à fait savoureux de se promener dans les jardins du monde qu’il a si bien représentés dans le respect des constructions, de la culture et de la religion de ces régions.
Le choix des fleurs, plantes et bâtiments représentatifs de ces territoires est vraiment ciblé.

Cependant, malgré la taille du parc, il est regrettable de constater que, victime de son succès, Pairi Daïza commence à saturer. Il est de plus en plus fréquent qu’on y refuse des entrées et que l’on puisse voir sur les réseaux sociaux, des jours où il est ardemment déconseillé de se rendre sur place. Contradictoirement aux besoins financiers, ce parc doit limité l’accès pour préserver calme et tranquillité pour ses habitants tout en cherchant à garder un équilibre financier qui permette la survie d’une faune de plus en plus présente (et demandant un entretien été comme hiver … alors que le parc n’ouvre qu’en haute saison).
Dès lors, la présence de magasins, fast food, vendeurs et autres démarcheurs se fait de plus en plus sentir au détriment de la protection des lieux.

J’ai eu l’occasion d’assister, avec bonheur, à la première festivité « Halloween ». Son côté familial, « farmer » et bon enfant m’avait ravie. La décoration était faite avec goût et son aspect artisanal était des plus agréable. Il régnait une ambiance simple et attrayante, digne d’une fête villageoise et campagnarde sans apprêt et surtout sans prétention. Il était sympathique de déambuler dans les allées garnies de simples potirons dont certains n’étaient même pas travaillés sous les lampions chinois et parmi les chrysanthèmes.

Quelle tristesse par la suite d’assister à une commercialisation de cette fête avec ses cartons pâtes et ses figurines en plastiques (moins chers certes mais ressemblant à n’importe quel autre « Halloween »)
Fini cette impression de débutants qui faisait de cet organisation, une fête populaire à nulle autre semblable.
Dans sa volonté d’attirer un public plus grand, des initiatives malheureuses ont même été prises : une sorcière très mauvaise conteuse et incapable de parler un français correct ; des spectacles incapables de respecter un horaire et sans réels intérêts …
J’ai cependant apprécié le personnel respectant le « dressing code » (enfin presque) mais j’ai regretté la différence de qualité avec l’an passé (quand on se professionnalise, on perd l’essence même de la fête)
Je comprends aisément qu’il faille gagner de quoi faire vivre l’ensemble du parc (même quand il est fermé, les animaux doivent être entretenus et nourris) mais je regrette que cela se fasse au détriment de la qualité.
Le peu de lampions restant ne valait absolument plus le détour et j’ai regretté l’absence des figures qui peuplaient l’an passé les points d’eau des jardins chinois.
La tentative de « jeux des potirons » ne m’a semblé qu’une vaste blague à laquelle j’ai d’ailleurs refusé de participer. J’ai aussi déploré les difficultés pour atteindre certains points du parc à cause de l’affluence : succès de foule, certes mais au détriment du voyage !


C’est dommage mais je pense que ce parc, que j’ai naguère si agréablement fréquenté, ne devienne plus qu’un beau souvenir vers lequel je me dirigerai de moins en moins … je laisse la place aux autres !

mardi 26 janvier 2016

Bruges/Brugge



La petite Venise du Nord … beaucoup de villes arrosées par un réseau de canaux se targuent de ce nom prestigieux telles Colmar, Brantôme etc … mais bien peu le mérite autant que Bruges. Déjà, il faut reconnaître que sa situation géographique est bien plus au nord que les villes précitées, ensuite cette magnifique ville médiévale belge, reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO, a su garder son aspect ancien et préservé. Le centre historique est grand et les quartiers en banlieue sont aussi attrayant.

La beauté de ces maisons dans la pure tradition de l’architecture flamande se reflète dans le calme des eaux de ces canaux. Les fenêtres accueillent vitraux et fleurs tandis que les jardins tendent les branches de leurs saules pleureurs tels des rideaux de verdure qui se meurt dans les eaux troubles des chenaux. La ville, bien qu’ayant répondu à l’appel de la modernité, a su préservé son style en enterrant tous fils téléphoniques ou autre (ce qui n’est malheureusement pas le cas de Gand/Gent).
Semblant sortir d’un autre âge, Bruges nous offre pourtant tout un panel d’offres plus alléchantes les unes que les autres : restaurants typiques, bistrots rieurs et sympathiques, magasins bien approvisionnés et accueillants, maisons de maître orgueilleuses et fières qui se laissent admirer en toute quiétude ; maisons bourgeoises raffinées, squares paisibles et verdoyants, rues piétonnes et petites chapelles, dédiées à la Vierge, adossées au pignon des maisons citadines mais ayant gardé l’esprit campagnard et chrétien.

Bruges est une ville charmante où j’aime à revenir fréquemment.
Chaque quartier possède son identité propre et il est plaisant de se promener dans ses rues étroites ; passer sur un pont ou sous la voûte d’une maison ; découvrir un lieu secret perdu en pleine ville, une tonnelle oubliée ; emprunter une ruelle faisant croire qu’elle débouche sur un jardin alors qu’elle mène tel un raccourci sur une rue adjacente ; respirer calme et méditation dans son béguinage.
Le Béguinage est des plus agréables au printemps lorsqu’il embaume de ces centaines de narcisses dont le jaune éclatant illumine les loges des béguines. Il n’est pas possible de visiter ces petites maisons réduites au stricte minimum mais je me suis laissée dire qu’elles ont un charme désuet inimitable et qu’il est possible d’en faire un lieu de vie tout à fait acceptable avec un peu d’ingéniosité et d’imagination. L’authenticité est un luxe qu’apprécie certaines personnes …

La promenade sur les canaux vous invite à visiter l’envers du décor, découvrir des vues inaccessibles par terre et entrer dans l’intimité de certaines maisons que l’on approche en douceur au milieu des canards.
Même un mur délabré peut sembler différent et beau quand il est recouvert de mousse et de fleurs ou lorsqu’il abrite une famille de canards.
Les escaliers venant mourir au bord de l’eau, les murs semblant s’enfoncer dans la profondeur des canaux, les portes donnant sur rien … tout est propice pour comprendre la joie qu’ont les habitants de s’évader en barque au gré de leurs envies.

Au gré de votre promenade, vous pourrez déboucher sur le musée de la bière et sa brasserie (le temple de la bière qui bien que petit vaut le détour), ou l’un des innombrables autres musées dont peut s’enorgueillir la ville. Car Bruges est riche de ses musées, ses églises, ses monuments, ses moulins, ses couvents…
Par le passé, la dinanderie (travail du cuivre) était très répandue et chaque vitrine présentait au moins l’un de ces ouvrages quelques soient la raison sociale de l’entreprise (on trouvait des services à café en cuivre au milieu des vêtements) mais la crise étant passé par là, cette particularité a malheureusement disparu. Je suis également tombée par hasard sur un petit magasin d’article de Noël qui n’avait rien à envier aux plus grandes enseignes allemandes ou alsaciennes réputées pour ce genre d’articles.

Cette ville étant desservie par le rail belge dont la gare se situe à deux pas du centre, il est très aisé de la visiter à pied et de prendre plaisir à s’y perdre pour mieux découvrir toutes ses merveilles. Je l’avoue : Bruges est l’une de mes villes préférées !
C’est d’ailleurs sur la place de la gare qu’est généralement présenté l’exposition de sculpture de glaces  qui attire bien des curieux… car Bruges ne s’endort pas en hiver ;  cette ville vit toute l’année et son décor se prête aussi bien aux scènes estivales qu’hivernales : Bruges est belle en toute saison !

Les parking souterrains, notamment sous la place de la gare, permettent de garer nombre de voitures sans défigurer les lieux. Bien des places accueillent d’ailleurs les marchés hebdomadaires ou les nombreux marchés de Noël en saison.


Un grand choix d’hôtels accessibles à toutes les bourses vous donnera l’occasion de passer un plaisant weekend dans cette ville touristique qui mérite largement sa réputation et je suis certaine que, tout comme moi, vous aurez fortement envie d’y revenir … par exemple pour assister au repas médiéval organisé annuellement mais soyez rapide car il faut réserver et donc arriver à temps car cette organisation est assez prisée.

lundi 25 janvier 2016

Chevetogne


Le site touristique relatant les beautés de ce domaine est plutôt alléchant :
« Aux portes de l'Ardenne, au creux de beaux vallons verdoyants, se niche le Domaine Provincial de Chevetogne. Riche d’une belle diversité paysagère étendue sur plus de 550 ha, le parc est ouvert au public depuis plus de 30 ans et offre aujourd’hui de nouveaux divertissements.
Le Domaine concentre en un seul lieu et sur une vaste étendue toutes les attentes de la famille : des espaces de convivialité, des sentiers de promenade à travers bois et jardins, des terrains de sport et de fabuleuses plaines de jeux, grandioses à l’échelle du site. Le parc est conçu pour le bien-être.
La récente restauration du site rassemble désormais les amoureux de nature et de culture, les amateurs de loisirs au grand air, les sportifs et bien sûr les enfants en quête d’espace et d’imaginaire. »
Plus prosaïquement, le domaine doté d’un beau parking se situe à 10km de la petite ville rurale de  Ciney, petite ville plus réputée par sa bière que par l’abbaye qui lui en a donné le nom. Cet endroit est très utilisé pour les classes vertes scolaires et/ou les team building des entreprises sans réellement drainé une foule les weekends.

Le prix d’entrée s’élève à €10 par personne mais vous avez la faculté d’acheter un pass (un autocollant à coller sur votre véhicule), valable toute la saison, au prix de €100 et donnant l’accès gratuit à tous les occupants du véhicule pendant toute la saison. Le Pass est donc intéressant uniquement si vous êtes nombreux dans la voiture et que vous prévoyez de passer plusieurs journées sur les lieux. Il est à noter que le pass ne porte que sur la haute saison, en hiver, le parc reste accessible mais l’entrée est non payante.

La partie « sport » (à l’entrée) est assez bien développée et offre une belle piscine à ciel ouvert (dès lors uniquement accessibles en été, bien que chauffée par des panneaux solaires) et surveillée par des maîtres nageurs, des terrains multi-sports permettant de pratiquer basket, football, tennis et mini-foot. Le prix pour ces activités est compris dans le prix d’entrée mais vous devez acquitter un prix d’entrée pour le manège qui est géré par une ASBL indépendante.

Vous ne vous lasserez pas de découvrir le magnifique château servant fréquemment de cadre à des expositions culturelles et aurez l’opportunité de goûter aux joies des balades musicales (en octobre) en compagnie d’un généreux orchestre de jazz.

Ce domaine se découvre à pied, en compagnie de votre chien si vous le désirez (accès autorisé et gratuit),  pendant toute l’année ; il offre un parcours sillonnant entre prairie, jardins et bois, vallonné entre creux et pentes douces et agrémenté de magnifiques arbres de taille appréciable. Au cours de votre circuit vous atteindrez diverses plaines de jeux et autres curiosités (parfois réservées à une tranche d’âge bien délimitée), comme une mini ferme ou un toboggan, qui raviront les enfants mais sans réel intérêt pour les adultes.

Des zones de pique-nique ont été crées et il est possible de passer une journée agréable sans devoir ressortir du domaine.

Pour les amoureux de la nature, ce parc est un must permettant aussi de réjouir le photographe amateur car les promenades hors sentiers sont autorisées ce qui permet aux lève-tôt de croiser un gibier préservé (cerfs, sanglier, etc) et rigoureusement géré (les chasseurs aident à réguler la population du bois afin que ce dernier ne subisse aucune dégradation).

Par une belle journée printanière ou estivale, si l’investissement ne vous dérange pas ; je vous conseille donc de faire le déplacement (d’autant que les parcours hors sentiers sont de plus en plus interdits en Wallonie) même si d’autres domaines ont l’avantage d’être gratuits.

Je n’ai pas testé l’offre culinaire des lieux car elle était encore inexistante (ou quasi) lorsque j’en ai parcouru ces lieux (ou le domaine est si étendu que mes pas ne m’ont pas portée vers elle !) Je n’émettrai donc aucune opinion mais il semble que celle-ci est assez diversifiée pour faire votre bonheur : je pense cependant qu’un pique-nique emporté reste une bonne option.

Comme dit, ce domaine est surtout connu pour son accueil et son hospitalité lors des classes vertes scolaire et/ou les séminaires, team-building des entreprises. Dans cette optique, tout est effectivement conçu pour répondre totalement aux besoins de grands groupes ; une visite individuelle sera donc moins encadrée et il vous appartiendra de planifier votre journée personnellement. Je crois que les particuliers vont généralement sur place pour bénéficier de l’offre sportive sans nécessairement envisager de fréquenter les restaurants.





jeudi 21 janvier 2016

Terra Botanica



J’ai eu l’occasion de parler de ce parc d’attractions pas comme les autres dans mon sujet sur la Vendée … mais je me devais de développer le sujet conséquemment !
Je resitue les lieux, le parc a été créé dans la région d’Angers (pas vraiment en Vendée mais plutôt en Anjou, je rayonne large en vacances !)
Je précise encore qu’une seule journée ne suffit pas pour l’amateur éclairé, je n’ai pas eu le temps de visiter toutes les zones reprises tant ce parc est riche en fleurs rares et belles, tant ce parc est grand et bien conçu, tant il y a de jolies choses à découvrir et à apprendre.

Comme je l’avais précisé, j’ai visité ce parc 2 ans seulement après son ouverture et, bien évidemment, l’ensemble des arbres, arbustes, plantes et fleurs étaient bien jeunes et ne s’étaient certainement pas développés suffisamment pour se présenter dans leurs meilleurs atours ! L’ensemble cependant était particulièrement prometteur. Il est clair que le projet a été longuement pensé, étudié, créé avant d’être mis sur pied et cela se ressentait fortement …

Comme dans la plupart des parcs, et celui-ci ne fait pas défaut, les zones sont délimitées et présentent chacune une région ou un climat différent : vous serez donc facilement dépaysé puisque vous passerez des zones hivernales – avec un végétation adaptée – vers le désert ou les forêts équatoriales. Ils n’ont pas lésiné sur l’espace tant pour permettre aux feuillages de croître mais également pour dévoiler un large éventail de fleurs propres à chaque région.
D’immenses serres reprennent un assortiment d’arbres tropicaux sous un soleil de plomb mais avec des brumisateurs savamment placés pour rendre la visite plaisante et accorder la possibilité de bien prendre le temps d’admirer ces magnifiques présentations contextuelles.
Diverses animations ponctuent les lieux afin d’apporter un côté ludique et didactique aux expositions. L’endroit regorge aussi de prétexte à faire de belles photos !

Des jardins sont disséminés un peu partout dans le parc et je trouve très plaisant de passer d’un jardin de montagne (très grand, on se croirait perdu en montagne) vers un jardin d’eau, théâtre d’explications sur le rôle et la manière d’agir de l’eau ; pour rejoindre des jardins à la française en passant par les jardins japonais ou anglais. Les créateurs ont voulu se faire plaisir en réalisant leurs rêves car on ressent l’amour avec lequel tout ceci a été imaginé avec une perspective sur l’avenir tout à fait palpable : ces jardins sont faits pour s’épanouir en beauté !

Quelques petites attractions ont été adjointes dans certaines zones afin de distraire les enfants … n’est-il pas agréable de se promener parmi les arbres dans une coquille de noix ? Attention néanmoins que le parc se veut écologique, il vous faudra donc pédaler pour faire avancer votre « véhicule » : ici, pas de moteur ni bruit hormis les fruits de vos efforts !
Les manèges bruyants et la plaine de jeux se trouvent en bordure du parc pour que ce dernier puisse rester paisible et agréable.

Le jardin des senteurs m’a particulièrement intrigué : pourquoi certaines fleurs sentent-elles si mauvais ? Tout dépend des animaux butineurs qu’elles désirent attirer, me répondrez-vous … Vous avez  100 fois raison mais il est regrettable qu’elles puissent être si belles … et si repoussantes à l’odorat ! L’aspect collant d’autres plantes était aussi répugnant mais, comme il est généralement demandé de ne pas y toucher, c’était moins dérangeant (si ce n’est la vue des insectes morts sur leurs feuilles)

J’ai un peu moins apprécié les zones très travaillées et parsemées d’œuvres modernes et ouvragées en métaux ou autres matières : il en faut pour tous les goûts !
 J’ai aimé cependant les reposoirs prévus pour agrémenter les lieux et permettre de prendre un peu de repos tout en contemplant le cadre environnant. Ces reposoirs idéalement placés seront très prisés lorsque la nature aura pris ses quartiers et que l’ombre fera office de parasol. Le chant des jeux d’eau et fontaines a un effet reposant et semble inviter à la méditation …

Décrire ce parc est un jeu difficile car il n’est pas aisé de détailler la beauté (qui est toujours subjective) … je ne peux dès lors que vous conseiller, si vous aimez parc et jardins, de faire une longue visite dans cet endroit qui vaut largement le détour.

J’admets que ce parc sera encore plus agréable à visiter lorsque la végétation aura empli l’espace et qu’il existera davantage de zones bien ombragées (car ce n’était pas encore le cas – tout devait encore pousser ! – et il faisait particulièrement chaud cet été 2012) mais il faut reconnaitre que le tout était parfaitement bien conçu et paysagé.

Petite pause vers la gastronomie qui fait toujours partie de mon étude (pardi ! Quand on passe une journée dans un parc et qu’on n’a pas envisagé un pique-nique, il faut bien nourrir son corps autant que ses yeux !) Je me répète donc : j’ai eu l’occasion d’y manger le meilleur hamburger bio (restaurant Veryfraich) qu’on puisse trouver dans ce genre d’endroit : l’aspect de la nourriture était assez déroutant et ne ressemblait à rien de ce qu’on mange habituellement mais il était vraiment excellent (et copieux) !
Fabriqué avec des ingrédients soigneusement choisis dont certains cultivés sur place - à la demande, ça va de soi ! -  il fallait certes attendre que la confection soit terminée mais cela valait la peine : la saveur était inégalée et inégalable ! … et des zones d’ombre étaient prévues pour ne pas gâcher votre repas ainsi que des plantes répulsives pour éloigner les insectes.
Ici, pas de lampe bleue, ni de DTT ; les insectes sont chassés naturellement (sauf les plus têtus !) J’ignore cependant s’ils se sont depuis laissés tenter par la facilité et la rapidité du fast-food…

Mon impression est donc très bonne mais je pense que les jeunes enfants s’intéresseront davantage aux manèges et qu’ils faut avoir atteint un certain âge pour être apte à apprécier vraiment ce parc.


mardi 19 janvier 2016

Walt Disney Studio



Parc assez récent adossé au réputé parc Disneyland Paris, celui-ci devra encore s’améliorer pour arriver au niveau de son grand frère !
Je trouve malheureux de devoir admettre qu’il n’est, à mon sens, pas encore équivalent au parc Warner Bross, de quelques années son aîné, il est vrai. Etant estampillé Disney, j’estime qu’il se devrait d’être un cran plus haut !

L’entrée est majestueuse mais elle n’a pas la beauté de sa voisine (même s’il faut passer sous l’hôtel 5 étoiles pour entrer – c’est de toute beauté !) et l’entrepôt par lequel il est obligatoire de passer pour se rendre dans le parc manque de clarté et d’attrait. Je n’ignore pas que la volonté est de reproduire des plateaux de cinéma mais était-il judicieux que les « scènes » soient occupées pas des boutiques ou des restaurants ?
Je ne peux nier cependant que le décor est bien planté et remarquablement conçu mais le manque de lumière rend le tout bien fatiguant et, une fois surpeuplé, un chat n’y retrouverait plus ses jeunes !

Lorsqu’on entre enfin dans la partie extérieur, on est subjugué par la belle statue du grand Walt (quand je pense qu’il n’était pas réputé pour aimer les enfants !). Contrairement au parc Disneyland qui a quasi abandonné le créneau, beaucoup de spectacle sont représentés : c’est le monde du cinéma, c’est sans doute obligé (et peut-être aussi la raison de la diminution drastique des spectacles ailleurs – pas seulement à cause du coût !)
Les attractions commencent enfin à s’implanter mais j’admets que ce n’est pas mon parc préféré !

Le spectacle de cascades est intéressant mais dépend fortement de la météo : toujours le même depuis quelques années, je ne l’ai jamais vu deux fois semblable car certaines parties sont amputées s’il pleut, s’il fait trop chaud etc
L’attraction mimant des scènes de cinéma est très bien faites et il est agréable de se promener dans les anciens décors de films connus (dommage qu’on soit cloîtré dans un camion).

Les montagnes russes sont magnifiques mais pas accessibles à tous (et tout le monde n’aime pas l’adrénaline !) J’avoue ne pas avoir expérimenté l’hôtel de la terreur dont le décor est superbe et l’atmosphère bien établie mais l’idée de me retrouver en hauteur face au vide ne m’a pas inspiré (je le reconnais, j’ai le vertige !)
Le Coaster du monde de Nemo m’a donné le tournis et j’ai trouvé triste que la décoration intérieure ne soit pas plus grandiloquente !
Il était attrayant pour les enfants de rencontrer Buzz l’éclair mais le temps d’attente était bien long pour de jeunes enfants (et bien trop long pour les adultes)…

La partie « Ratatouille » est très belle et le décor à tomber ! Cependant l’attraction en elle-même m’a terriblement déçue (la publicité en était sans doute trop bien faite et je m’attendais à mieux !) L’attente de 2h30 m’était restée dans la gorge : pour moi, cela ne méritait pas ça !
Dans le même style, j’avais été subjugué par « Maus au chocolat » dans le parc allemand de Phantasialand !
Je n’ai pas testé le restaurant attenant à l’attraction : je n’avais pas davantage envie de faire une file d’un heure pour pouvoir manger … Dans ce contexte, payer une entrée aussi chère pour faire 2 attractions, sans façon ! (d’où mon conseil d’éviter impérativement le mois d’août et les nouvelles attractions à leur sortie !!!)

La partie « Toyland » est merveilleusement bien customisée (comme l’ensemble des parcs Disney par ailleurs) mais les attractions sont en définitive peu intéressantes (hormis pour les plus petits) … il faut donc se rendre dans ces zones essentiellement pour les photos !

La parade est assez différente par rapport au parc Disneyland : les chars énormes étant remplacés par des voitures plus petites mais bien customisées qui promènent les personnages à travers un circuit plus petit.  J’apprécie que les 2 parcs puissent se différencier. J’aime aussi rencontrer des personnages moins représentés dans le grand parc. J’ai cependant regretté l’absence des héros Marvel (peut-être dans quelques années ?)

Etant donné la grandeur du parc, on ne doit pas s’étonner des heures d’ouverture aussi petites et je ne pense pas que l’accès aux deux parcs soit nécessaire : y aller une fois tous les cinq ans me semblent bien suffisant ! Il n’est pas étonnant non plus qu’autant d’offres spéciales y soient associées : c’est une façon d’y amener du monde ! Moi, personnellement, je ne suis plus trop attiré par ce parc : j’y suis venue, j’ai vu et j’irai plus …



lundi 18 janvier 2016

Rocamadour



S’il est un des hauts-lieux des plus féeriques, c’est bien Rocamadour !
Il s’agissait pour moi d’un rêve que je chérissais depuis des années, je ne vous cache donc pas la hâte que je ressentais d’enfin visiter ces lieux !
Le descriptif de l’office du tourisme était alléchant :

« La cité sacrée est agrippée à la falaise dans une superposition de maisons et de chapelles. Du château qui couronne cette audacieuse construction se dessine un à-pic de quelques 150 mètres au fond duquel serpente la rivière de l’Alzou. Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour, classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, s’offrent aux visiteurs une fois gravies les 216 marches de l’escalier des pèlerins. La chapelle miraculeuse, l’une des 7 autres chapelles bâties au creux du rocher, abrite son joyau, la Vierge Noire vénérée depuis plus d’un millénaire. »

On m’avait renseigné sur le fait que cette localité était très prisée par les touristes et qu’il s’agissait du passage obligé pour tous les pèlerins ayant choisi cette route sur le chemin de St Jacques de Compostelle.
Je m’y suis donc rendue dès potron-minet afin d’éviter l’affluence des grands jours et toutes les conséquences que cela comporte.

Arrivée par le haut, j’ai immédiatement été terrassée par la grandeur et la beauté des lieux. Au premier regard, j’étais envoûtée par la majesté de cette petit village à flanc de falaise. Il est très difficile d’exprimer l’immense impression que j’ai pu ressentir devant tant de magnificence et de ravissement. L’endroit reflète une sensation de fragilité à nulle autre pareille. En un mot : c’est très beau !
La traversée dudit village fut donc fortement facilité par l’heure précoce de ma venue (mais le jour était néanmoins déjà bien levé : il était 7h du matin …)

Nous nous sommes garés sur le parking au pied des rochers et avons donc parcouru le chemin et les nombreux escaliers vers le sommet (Evidemment le petit train chargé de conduire ses passagers au centre du village n’avait pas encore commencé à rouler).
Portée par ma joie de découvrir enfin ces lieux, la montée ne me fut pas trop difficile même si je la parcourrai à mon aise me ménageant quelques arrêts reconstructeurs.

Le village était à moi, ses rues vides, ses boutiques fermées avec juste quelques commerçants préparant l’ouverture : idéal pour prendre les nombreuses photos sous tous les angles sans être nullement gênée dans ma tâche !
Nous prîmes donc le temps de traverser l’unique rue de long en large, nous arrêtant de-ci de-là pour contempler le site et faire un peu de lèche-vitrine.
Quel joie d’être seul tandis que les touristes prenaient encore leur petit déjeuner dans leurs hôtels respectifs !

Négligeant l’ascenseur susceptible de me mener vers le sommet, je m’attaquai au célèbre escalier des pèlerins et ses 216 marches irrégulières : Rocamadour doit se mériter !
Je me suis sentie portée et l’effort m’a semblé facile tant j’étais ravie de me trouver là !

De la cité sacrée, la vue sur la vallée était magnifique .
Le prêtre de la paroisse attendait à  l’entrée et semblait nous accueillir avec bienveillance, prêt à répondre à nos questions ou écouter nos confessions. L’ambiance très spirituelle était envoûtante et j’ai ressenti un bien-être qui perdure encore aujourd’hui où je vous en parle.
J’’ai adoré ces chapelles bâties dans la roche et ai pénétré avec respect dans le sanctuaire de la Vierge Noire. De cette petite statue sans prétention émanait une grande force et une plénitude tangible. Les lieux mariaux sont toujours emplis d’une grâce irréelle …
Je regrette cependant de n’avoir pas participé à la première messe du jour dans ma hâte de découvrir l’ensemble des lieux (je craignais avec raison de perdre la chance d’être pratiquement seule sur place).

J’ai amorcé le chemin de croix qui gravissait la colline dès la sortie de l’édifice et j’ai pu admiré les différentes stations tout en les expliquant à mon entourage.
L’immense croix de Jérusalem traversée par un soleil naissant me fascinait : il y avait une atmosphère mystérieuse à cet endroit. Je m’y suis arrêtée un long moment consciente d’y vivre des instants uniques.

Le château - qu’on ne visite pas – est sans intérêt et j’ai regretté l’obligation de payer pour avoir accès aux remparts afin d’avoir une vue nouvelle de la vallée. J’ai renoncé à cette photo ! Je n’étais pas venue pour succomber à la surenchère commerciale des lieux …

En descendant, je me suis arrêtée à l’unique boutique du sanctuaire, préférant dépenser mon argent en un lieu où celui-ci serait peut-être mieux utilisé plutôt que le donner aux marchands du temple (ayant peut-être des prix inférieurs) situés plus bas.
Le choix des articles religieux et autres produits typiques m’a bien plu.

La descente fut rapide et aisée bien que les touristes soient en train d’arriver et les rues d’être de plus en plus encombrées par la foule qui s’y précipitait. Toutes les boutiques avaient ouvert leurs portes et les tentations étaient grandes.

Je fus ravie d’avoir tenu compte des conseils des habitants du coin : en les écoutant, je pense avoir vécu une expérience qu’aucun de ces touristes n’a pu frôlée.



jeudi 14 janvier 2016

Puy-du Fou



Situé dans la région vendéenne, le parc du Puy du Fou a la particularité d’être un parc pas comme les autres : principalement axé sur la présentation de spectacles pseudo historiques magistralement orchestrés par une mise en scène de premier ordre. Les acteurs effectuent un véritable travail digne des plus grands films ou pièces de théâtre avec maintes cascades et effets spéciaux.

L’entrée vous mène vers un bourg 1900 dont le centre est occupé par un magnifique manège.
Les façades d’époque sont superbement reconstituées et les étages sont occupés par des automates qui font partie d’un spectacle de rue. Suivant certains horaires, un crieur de rue commence la reconstitution d’une scène et les automates se mettent à jouer de divers instruments en représailles. La musique est belle et l’animation formidable.

Après avoir traversé une partie de la forêt, vous aurez accès à l’emplacement où se joue « Le bal des oiseaux fantômes » : si vous aimez les spectacles de fauconnerie et les rapaces, toutes les autres représentations en quelque parc que ce soit vous semblerons fade après avoir vu ce tableau monumental ! Plus de 200 rapaces évolueront autour de vous dont 150 simultanément, certains déboulant directement d’une montgolfière située 100 m au-dessus de vous alors que danseurs et acteurs participeront activement à la scène sur une musique de Bergersen ! C’est à couper le souffle !

Dans les arènes (chance, choisissez le bon côté et vous serez dans la partie ombragée !) vous assisterez aux jeux du cirque avec la présence de gladiateurs, courses de chars et supplice des chrétiens offerts en repas aux fauves. Cette pièce de théâtre fidèlement reconstituée vous étonnera et vous ravira. La scène se joue autant dans les gradins que sur le sable servant de scène aux acteurs. Les effets spéciaux que je ne « spoilerai » pas dans cet écrit vous épaterons !

A l’intérieur du « grand Carrousel », vous vous retrouverez à l’époque de Richelieu. Les mousquetaires vous charmeront dans leur spectacle équestre. La beauté des costumes et la flamme du flamenco embraseront le public alors que la superbe musique originale composée par Nick Glennie-Smith enchantera vos oreilles. La salle étant climatisée, ce fut pour moi une joie d’y assister.

Le spectacle des vikings fait apparaître des drakkars venus directement du fond des flots. C’est phénoménal et grandiose à souhait !

Face à un château-fort, vous assisterez au « secret de la lance » sur une musique originale du compositeur Carlos Núñez. Je ne révélerai rien de mon ressenti et vous invite à aller sur place pour découvrir cette magnificence !

Si vous planifiez bien votre temps, vous aurez l’occasion d’assister aux plus grands spectacles sur une seule journée mais divers hôtels thématiques pourront vous accueillir si vous désirez prendre votre temps.

En-dehors des spectacles, il vous sera loisible de vous promener dans un village du XVIIIe siècle habité par des artisans et animé par un orchestre et des chants du 18ème ; de parcourir les Fables de la Fontaine représentées par des automates et dont l’histoire est racontée par Gérard Depardieu, acteur français très connu et pénétrer dans l’imposante cité médiévale. Vous aurez l’occasion de vous restaurer dans l’un de ces villages au choix (et en fonction de votre appétit et préférence culinaire). Quelques jeux pour enfants parsèment les lieux mais on sent que cet aspect a été rajouté et n’était pas initialement prévu.

Profitant d’un micro- climat exceptionnel, la parc se situe dans une cuvette largement baignée par le soleil. Les zones d’ombres sont cantonnées à la forêt où une brume artificiel est maintenue pour apportée un peu de fraîcheur … mais il y fait extrêmement chaud en été.
Cette chaleur oppressante contribue à rendre les lieux assez peu accueillants et la majeure partie des spectacles se jouant à l’extérieur avec les gradins des spectateurs en plein soleil perd donc son attrait. Aucun ombrage n’est prévu pour protéger la foule qui se masse pour admirer le jeu d’acteur et l’attitude ignoble des vendeurs de boissons m’a largement déçue : le spectateur qui doit prendre place bien avant l’heure du spectacle  sous ce soleil écrasant se transforme en vache à lait ! L’eau réfrigérée est proposée à la vente suivant un tarif prohibitif ! Je trouve particulièrement honteux de profiter ainsi de la détresse des enfants et de la soif que font naître les conditions météorologiques : il fait chaud, il n’y a pas d’ombre !
Ce parc initialement historique est devenue une entreprise commerciale comme les autres !

Le spectacle « Cinéscénie » est immensément réputé mais l’heure tardive ne m’a pas permis d’y prendre part (nous n’étions sur place que pour une journée et la route du retour était longue) C’est un regret que j’ai emporté avec moi (mais peut-être aurions nous eu froid ?)

Cependant, il faut admettre que les spectacles présentés sont d’excellente qualité, cela vaut le déplacement mais, pour ma part, une fois suffit largement (et j’ai zappé le dernier spectacle par manque de motivation : trop chaud, trop fatiguée, les enfants difficiles pour les mêmes raisons !) et je déconseille donc de s’y rendre avec des touts petits car rien n’est prévu pour leur confort (hormis s’ils sont habitués aux forte chaleurs mais rien n’est prévu pour leur accueil)! Les animaux de compagnie ne sont pas autorisés dans le parc mais il existe un chenil (payant) qui pourra les accueillir pendant la durée de votre visite.